Coliques et troubles digestifs du nourrisson

Homéopathie et difficultés digestives du nourrrisson

 09-02-2016
Homéopathie et difficultés digestives du nourrrisson

Dificultés digestives chez le nourrisson, coliques, constipation, hoquet, régurgitations, difficultés pour l’allaitement, ce que l’homéopathie peut apporter

Dans tous les cas suivants, l’enfant devra être vu par son médecin ou une sage-femme en attendant.

Le manque d’appétit

L’enfant est trop fatigué pour téter

  • Si l’accouchement a été traumatisant, voire brutal, par forceps, par exemple, donner une dose d’ARNICAMONTANA 9CH, puis quelques jours plus tard, une dose de NATRUM SULFURICUM 9CH.
  • S’il est somnolent, et de surcroît constipé, une dose d’OPIUM 9CH.

La courbe de poids n’est pas satisfaisante

  • Si l’examen du médecin est normal, on pourra lui donner SILICEA 4CH en trituration, une mesure avant chaque tétée.
  • S’il s’agit d’un prématuré, on pourra soutenir avec SILICEA 15CH, une dose tous les 15 jours.

Les coliques des premiers mois

Il s’agit de manifestations de douleurs ou de gêne au cours d’un repas, ou dans les suites. L’enfant pleure et se tortille. Le stress engendré par ce tableau ne fait souvent qu’empirer les choses. Il existe maintes théories à ce sujet, psy, diététiques, comportementales… Quoi qu’il en soit, généralement, les choses se « tassent » spontanément après le troisième mois, lorsque le tube digestif est mature.

Petits trucs de mamans : balader le petit en lui massant doucement le ventre, désserrer au maximum la couche, au risque d’avoir quelques fuites. Éviter formellement les farines qui peuvent provoquer des fermentations aggravant le tableau. Les remèdes les plus fréquemment utilisées :

  • NUX VOMICA 4CH, dans tous les cas, en première intention, une mesure avant chaque tétée.
  • COLOCYNTHIS 4CH, si l’enfant replie ses jambes, et si les crises s’accompagnent de selles molles. Même posologie.
  • LYCOPODIUM 4CH, si les gaz sont nombreux. Même posologie.

Diarrhée

Attention, chez le tout petit, le risque de déshydratation est important. Devant toute diarrhée persistante, il faut impérativement consulter. Un petit qui perd plus de 10 % de son poids est en grave danger.

Chez l’enfant allaité au sein, les selles sont généralement très molles et jaunes, et peuvent se produire à chaque tétée. Chez l’enfant recevant un lait artificiel, les selles sont plus rares et plus moulées. En complément des mesures diététiques prescrites par le médecin, on pourra compléter avec l’un ou l’autre des remèdes suivant : Préparer un petit biberon d’eau minérale dans lequel on fera dissoudre une dizaine de granules ou trois mesures de trituration du remède choisi. Donner ce biberon en 5 ou 6 fois dans la journée avant les tétées.

  • MAGNESIA CARBONICA 5CH, selles verdâtres avec de nombreux gaz et crises douloureuses. Ce remèdecorrespond souvent à une intolérance au lait.
  • PODOPHYLLUM 4CH, diarrhée en jet, souvent le matin.
  • CHINA 5CH, chez un nourrisson très ballonné, avec de nombreux gaz.
  • NATRUM CARBONICUM 5CH, le lait provoque des ballonnements, les selles sont grumeleuses et orangées. Il existe, bien entendu, de nombreux autres remèdes de diarrhées disponibles en homéopathie.

La constipation

Il faut redéfinir la constipation ; il n’est pas rare qu’un tout petit n’aie qu’une selle tous les trois voire quatre jours, sans que l’on puisse pour autant parler de constipation. L’enfant se porte généralement comme un charme et seuls les parents angoissent à ce sujet. Il faut formellement éviter d’introduire quoique ce soitdans l’anus du malheureux pour stimuler la venue des selles. Cela ne peut que perturber voire au pire blesser l’enfant. Il faut s’assurer que les biberons sont bien préparés si l’enfant est nourri artificiellement, et proscrire les farines. On pourra remplacer l’eau minérale d’un biberon sur deux par de l’eau d’HÉPAR. Si cela ne suffit pas, et si la constipation est réelle avec gêne pour l’enfant : Préparer un petit biberon d’eau minérale dans lequel on fera dissoudre une dizaine de granules ou trois mesures de trituration du remèdechoisi. Donner ce biberon en 5 ou 6 fois dans la journée avant les tétées.

Le hoquet

Les régurgitations

La meilleure recette, prendre son mal en patience ; cela passe généralement spontanément à l’âge de la marche. Il arrive cependant que le reflux soit à l’origine de pathologies ORL à répétition, rhumes toux…Dans ce cas, AETHUSA CYNAPIUM 5CH et NUX VOMICA 5CH, 10 granules de chaque à répartir dans la journée.

Voir également l’article suivant

Les coliques du nourrisson liés aux hormones de l’accouchement

À partir de la 3eme semaine de vie, beaucoup de nourrissons ont régulièrement des crises de pleurs le soir et la nuit. Ces crises sont interprétées par les parents comme des douleurs abdominales.

Cette interprétation n’est certainement pas tout à fait fausse puisque de nouvelles synapses, qui servent de relais pour les informations circulant entre les nerfs et le cerveau, apparaissent au niveau du système nerveux gastro-intestinal. Ainsi le Professeur Emeran Mayer, du Mind-Body Collaborative Research Center de l’Université de Californie, à Los Angeles, a fait des recherches sur la transmission de messages nerveux depuis le ventre jusqu’au cerveau.

Selon Mayer, le système digestif est le “deuxième cerveau” de l’homme. Il est pourvu de tout ce dont a besoin un système nerveux intégré ; d’une certaine manière, on peut dire qu’il pense. 
Le nouveau-né a une perception particulièrement aigüe de ces phénomènes internes car ces sensations sont toutes nouvelles pour lui. Le seuil de réaction au stress et la capacité de l’enfant à le supporter sont déterminés par la nature des hormones sécrétées par la mère au moment de l’accouchement. Un état d’anxiété, l’expérience d’un stress ou une situation d’urgence peuvent causer des crampes intestinales et de la diarrhée, aussi bien chez le bébé que chez l’adulte. Il est probable que le ventre d’un bébé à coliques soit dans un état d’alarme à cause du stress ressenti par la mère avant et pendant l’accouchement.

L’exposition à un stress précoce laisse une profonde empreinte dans les systèmes nerveux cérébral et intestinal et détermine la sensibilité de l’axe intestins-cerveau à vie. Il n’est pas rare que les nourrissons ayant beaucoup souffert de coliques deviennent des adultes au côlon irritable.

Nos émotions s’enracinent dans notre ventre avant de remonter dans notre cerveau qui les interprète en joie, fatigue, bonne ou mauvaise humeur. Le ventre donne l’ambiance.

Il est possible d’inverser de différentes manières les effets négatifs des hormones de stress sécrétées par la mère durant l’accouchement. Plusieurs hydrothérapies comme le Watsu (ou “shiatsu dans l’eau”) ou l’Aquawellness, le yoga ou le massage pour bébé peuvent être utiles. Des cours de bébés nageurs par exemple, soutenus par un remède placentaire qui dispense des hormones de l’amour seront d’une grande efficacité.

Le bébé se souviendra alors de cet amour maternel prénatal, qu’il retrouve aussi pendant la tétée.
On peut aussi préparer une huile dans laquelle on ajoute de la poudre de placenta si on veut suggérer au bébé l’enveloppe maternelle qu’il a perdue à la naissance.”

Extrait tiré du livre, “Le Placenta Rituels et usages thérapeutiques”, Cornelia Enning – Editions du Hêtre