les selles – constat de notre santé

Les selles sont un indicateur très fiable de la santé du corps. Savoir les décrypter peut réellementvous sauver la santé. C’est le but de cette lettre. Le vocabulaire imagé pourra choquer certains. Il a pour objectif de faciliter la compréhension, sans détours, ni mots compliqués.

Vous est-il déjà arrivé de vous pencher au-dessus de la cuvette des toilettes et de vous dire : « Aïe… C’est vraiment mon intestin qui a produit ça ? »

Si vous n’avez rien mangé récemment qui puisse expliquer la chose, cela pourrait être un signe de maladie grave.

Voici donc un « guide topographique », et un « atlas des espèces rares » qui peuvent sortir de l’intestin. Ce guide est à imprimer, et à déposer en haut de la pile de magazines dans vos toilettes.

De quoi c’est fait

Les selles sont constituées de tout ce que votre corps n’est pas parvenu à absorber.

On pense immédiatement aux restes de nourriture. Pourtant, les déchets rejetés ne proviennent pas uniquement de votre alimentation. Ils incluent également des substances produites par votre organisme et rejetées dans l’intestin, comme la bile, les sucs du pancréas, les cellules mortes du sang, de l’épithélium intestinal (la couche de cellules qui tapissent l’intérieur de l’intestin), les bactéries intestinales, etc.

Toutes ces substances pourraient former un gros paquet qui se coincerait dans votre intestin. Mais la nature est bien faite : elles sont entourées d’une gaine de mucus, un produit gluant, de manière à mieux glisser vers la sortie.

Toutefois, si vos selles stationnent trop longtemps dans votre intestin, le mucus disparaît, elles se dessèchent, et vous vous retrouvez assis sur les toilettes à pousser comme un forçat au risque de vous faire éclater les artères carotides (dans le cou).

De telles souffrances ne sont pas naturelles, surtout si le but est de se « soulager ». La première chose à faire quand on est constipé est de boire de l’eau, ce qui contribuera à amollir les selles et à produire plus de mucus. 

Pour certains, il est normal d’aller à la selle une à deux fois par jour. Pour d’autres, le rythme habituel est de se soulager trois fois par semaine, sans que cela traduise de dysfonctionnement particulier.

De même pour la forme, la taille, la consistance et la couleur des excréments. Il n’y a pas de standard absolu.

Vos selles peuvent représenter un arc-en-ciel vert, marron et brun, sans qu’il y ait besoin de s’en inquiéter [1].

D’où vient la couleur marron ?

La couleur va dépendre de la concentration de bile dans votre organisme.

La bile est produite par le foie et passe ensuite dans votre intestin. Elle est formée de sels biliaires (pour digérer les graisses), de cholestérol et d’autres résidus, comme la bilirubine issue de la dégradation des protéines du sang, dont l’hémoglobine.

Lorsque les pigments de la bile sont digérés, leur couleur passe du vert-jaune au marron.

Certaines couleurs exceptionnelles peuvent traduire un problème intestinal sérieux. C’est pourquoi il est important de les connaître.

Jaune – intolérance au gluten

Souvent les selles jaunes vont être huileuses et dégager une odeur d’œuf pourri, liée au sulfure d’hydrogène. Elles apparaissent lorsque les graisses n’ont pas été désintégrées par la bile et qu’elles passent directement dans l’intestin.

Attention, les selles jaunes peuvent être un symptôme de malabsorption du gluten, qui peut aller jusqu’à l’intolérance au gluten (maladie cœliaque). Consultez vite votre médecin [2].

Vert clair ou vert fluo – pas de grosse inquiétude

La présence de selles vert clair s’explique par :

  • Une digestion trop rapide. Lorsque la nourriture passe trop vite à travers votre corps, les pigments vert-jaune de la bile ne sont pas suffisamment désintégrés. C’est fréquent lors d’une diarrhée provoquée par le fast-food.
  • Une alimentation très riche en légumes verts à feuilles.
  • Une consommation excessive de colorants alimentaires artificiels.
  • Une intolérance à la réglisse. Les bonbons à la réglisse moderne sont souvent faits à base d’anéthol (huile d’anis), au lieu de la réglisse naturelle. Les personnes intolérantes à l’anéthol peuvent avoir des selles vertes et molles après consommation de réglisse.
  • Une consommation excessive de bonbons à la réglisse à base d’anéthol, y compris chez les personnes qui ne sont pas allergiques à l’anéthol.
  • Une cure de compléments de fer. Le fer est utilisé pour soigner l’anémie. Il peut aussi provoquer la constipation ou la diarrhée.

Noir – tumeur ?

Lors d’une cure de fer, on peut également observer des selles noires.

Attention, car les selles noires peuvent trahir un saignement dans le haut de l’appareil gastro-intestinal. Le sang sera noir au moment de l’expulsion des fèces car il aura passé beaucoup de temps à traverser l’intestin, ce qui lui aura laissé le temps de coaguler.

L’origine du saignement peut être une tumeur ou un ulcère. Les fèces auront l’apparence du goudron (noires et collantes) et dégageront une odeur insupportable. Dans ce cas, il est urgent de consulter un médecin.

Les selles noires peuvent aussi arriver après une soirée à consommer en excès des alcools noirs, comme la bière Guinness, le Fernet Branca ou l’alcool de réglisse noire.

Si vous prenez du sous-salicylate de bismuth oralement pour soigner des troubles digestifs ou des nausées, vous pouvez aussi observer des selles noires. Le sous-salicylate de bismuth se mélange aux petites quantités de sulfure présentes dans votre salive pour former un sel noir insoluble (sulfate de bismuth) qui peut colorer votre langue et vos fèces.

« Bleu de Prusse »

Les selles bleues sont une conséquence rarissime de l’ingestion de ferrocyanure ferrique aussi appelé « Bleu de Prusse ». Ce pigment bleu insoluble est utilisé comme chélateur pour traiter les intoxications aux métaux lourds, comme le thallium et le césium radioactifs.

Vous pouvez également observer des selles bleues si vous consommez beaucoup de boissons gazeuses artificielles au raisin ou du curaçao, une liqueur bleue à base d’orange.

Blanc – problème au foie

Des selles blanches couleur d’argile s’expliquent par un manque de bile. Cette pénurie peut provenir d’une obstruction des voies biliaires provoquée par :

  • un calcul biliaire,
  • une inflammation marquée des voies biliaires,
  • un gonflement du canal lymphatique au niveau du hile hépatique (la zone du foie où pénètrent les nerfs et les vaisseaux sanguins).

En cas d’obstruction, la bile remonte dans le foie. Alors non seulement les selles sont blanches, mais l’urine peut prendre une couleur sombre. Cela peut aussi provoquer des douleurs abdominales et la jaunisse (les yeux et la peau jaunes).

C’est un cas sérieux qui nécessite l’intervention d’un professionnel.

Rouge vif – hémorroïdes

Les selles tachées de sang rouge vif ou la présence de traces de sang visibles dans les toilettes indiquent que le sang est encore frais – il n’a pas eu le temps de noircir. Cela signifie qu’un saignement a eu lieu vers le bas de l’intestin, pas loin du rectum. C’est la conséquence d’hémorroïdes internes.

Si vos selles sont uniformément rouges, il est plus probable que cela provienne de colorants rouges naturels ou artificiels. Cela se produit temporairement avec des betteraves, des airelles (cranberries), du jus de tomate, de la gélatine rouge et des boissons colorées.

Violet porto – porphyrie

Les selles prennent une couleur porto lors d’une surabondance de porphyrines.

À l’origine, les prophyrines interviennent dans la formation de l’hémoglobine du sang. Elles se lient au fer pour former l’hème qui permettra de transporter les gaz dans le sang.

La porphyrie est une maladie où les cellules ne se convertissent pas en hème de façon normale. Ce dysfonctionnement fait que les porphyrines perdent leur fonction initiale [3].

Pour ne pas gêner, les porphyrines sont expulsées du corps par les selles et l’urine où on les retrouve en quantités anormalement élevées. C’est alors qu’elles prêtent aux selles et à l’urine leur couleur violette.

Foie + saignement = selles argentées

Il est parfaitement possible d’avoir des selles argentées. C’est un signe inquiétant sur l’état de votre intestin. Lorsque vos fèces ont la couleur d’un vieux chandelier en argent tout oxydé, il est urgent de réagir.

La couleur argentée révèle deux problèmes :

  • Un manque de bile dû à une obstruction des voies biliaires. Cela donne des selles blanches.
  • Un saignement dans la partie supérieure du système gastro-intestinal, qui donne des selles noires.

Cette combinaison des 2 problèmes produit des selles blanches tachées d’un sang qui a eu le temps de noircir. Le tout donne aux fèces une couleur argentée caractéristique.

Si vous vous trouvez dans cette situation, rendez-vous d’urgence à l’hôpital !

7 consistances à connaître

Il n’y a pas que la couleur qui compte. La texture des selles est tout aussi importante.

En lisant cette section, vous ne serez pas obligé de palper vos selles pour faire un diagnostic rapide. Un coup d’œil suffira.

En moyenne, il faut 16 heures au produit de la digestion pour traverser l’intestin avant d’être expulsé. Au cours du voyage, l’excès d’eau est absorbé par l’intestin pour fournir au rectum de la matière fécale plus compacte. Cette consistance, solide mais pas ferme, permet de mieux contrôler le flux d’expulsion.

La consistance de la matière fécale dépend de la vitesse à laquelle la matière a traversé l’intestin. Trop vite, elle sera liquide. Trop lentement, elle formera des noisettes ultra-compactes comme des crottes de lapin [4].

Voici 7 types de selles rencontrés fréquemment :

Type 1 : Petites boulettes dures nettement séparées qui ressemblent à des crottes de lapin ou de cerf.
Elles sont très difficiles à expulser.

C’est un signe habituel de constipation.

Type 2 : Boulettes de Type 1 agrégées sous forme de saucisse. Plus faciles à expulser que le Type 1, mais nécessitent quand même beaucoup d’effort.

C’est un signe un peu moins sévère de constipation.

Type 3 : Selles en forme de saucisse avec des petites fissures sur la surface.
C’est presque l’étron idéal, peut-être un peu trop sec.

Si vous avez naturellement tendance à être constipé, c’est l’objectif à atteindre, à condition qu’il soit facile à expulser.

Si vous devez pousser fort, vous n’y êtes pas encore.

Type 4 : Voici la perfection incarnée, la Cadillac des étrons ! Avec son allure de limace, sa forme profilée, sa surface polie et son enrobage de mucus, son propriétaire peut en être fier.

Bravo ! C’est un signe de bonne santé intestinale.

Son expulsion doit être aisée.

Type 5 : Des petits morceaux très mous aux contours bien définis. Ils sont expulsés facilement.

C’est une matière un peu trop molle. Ça n’appartient pas encore à la catégorie des diarrhées. Ce n’est pas non plus le signe d’un fonctionnement optimal de l’intestin.

Type 6 : Si vous avez l’impression d’expulser de la boue avec des petits morceaux mous aux contours irréguliers, c’est le Type 6. C’est un cas de diarrhée modérée. Elle s’accumule en tas dans la cuvette. Aucune ressemblance avec les saucisses tant espérées.

Type 7 : Liquide, presque huileux, sans aucun morceau solide. Là, il n’y a plus à tergiverser, c’est bien une diarrhée.

Si soudainement vous sentez que vos intestins vont exploser et que vous vous ruez vers les toilettes, les fesses serrées, préparez-vous au Type 7.

Il ne prévient pas. Il n’attend pas. Alors mieux vaut ne pas faire le malin.

 

À retenir

Je ne vous recommande pas de poser le diagnostic d’une maladie tout seul, simplement en interprétant vos selles. Référez-vous en toujours à votre médecin.

Il est néanmoins sage de garder un œil sur la quantité, la consistance, et la couleur de vos selles.

C’est le baromètre de votre santé intestinale.

Dans tous les cas, ne pas oublier que la position assise, sur les toilettes à l’occidentale, n’est pas naturelle pour aller à la selle. Nous sommes conçus pour aller aux toilettes accroupi.

La position accroupie permet de libérer le côlonde l’emprise du muscle puborectal. Votre côlon est alors aligné avec votre rectum, ce qui facilite grandement l’évacuation des selles, en ligne droite.

Les personnes ayant une tendance à la constipation peuvent s’équiper d’un petit tabouret de 20 cm de haut qu’elles placeront devant la cuvette de leurs toilettes.

En posant les pieds dessus, elles retrouveront la position accroupie naturelle pour aller à la selle, ce qui peut grandement faciliter les choses.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : Je suis toujours à la recherche de petites astuces de la vie quotidienne —pour mieux dormir, faciliter la digestion, vous débarrasser de douleurs ou des grosses fatigues… Ces « trucs de grand-mère » sont trop souvent ignorés. Pourtant leur efficacité est presque toujours prouvé scientifiquement et vraiment ils changent la vie.

Que faire de la douleur ? (web-conférence)

La douleur occupe parfois une large place dans notre vie. Elle siège en reine sur le passage de l’accouchement. Elle porte en elle son lot de peur, de résignation, de fatalité, de colère… Et si vous aviez la possibilité de choisir entre avoir mal (en utilisant les moyens qui vous sont familiers pour en souffrir le moins possible) ou vous ouvrir à l’inconnu, que feriez-vous ?

Dans cette web-conférence « Que faire de la douleur de l’accouchement ou comment vous ouvrir pour ne pas souffrir ? » je vous partage les chemins que j’ai expérimentés et les clés que j’ai élaborées pour me libérer de la sensation de douleur et de savourer la fluidité dans mon corps.

J’accouche bientôt : que faire de la douleur ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir mal pour mettre au monde son enfant. Je l’ai expérimenté, j’ai accompagner des femmes à le vivre, j’en ai eu la confirmation dans mes recherches : la douleur n’est pas dans le processus physiologique.

La seule chose qui soit nécessaire est un signal qui dise à la femme que c’est le moment d’ouvrir et où elle a le faire. Ce signal est une impulsion qui appelle son attention, qui l’amène à se consacrer à ce qui se passe en elle : elle met au monde son enfant, un nouveau-né. Comment peut-elle y être présente ?

J’ai posé les premiers jalons de mon approche, il y a plus de 10 ans dans mon livre « J’accouche bientôt : que faire de la douleur ? ». Ils ont permis à des milliers de femmes de vivre l’accouchement qu’elles n’osaient espérer. Je ne m’attendais pas à ce que mes mots posés sur le papier inspirent à ce point confiance.

Une douleur désormais inutile

Depuis, j’ai continué à expérimenter, que ce soit sur mon corps comme dans le domaine de la maternité ou simplement dans le quotidien. J’ai trouvé des chemins pour permettre à des centaines de femmes, des dizaines d’hommes de transformer leurs blessures en perles précieuses, de rendre inutile leur douleur et de s’ouvrir à la vie. A chaque fois j’ai senti cette posture de sage-femme qui soutient la naissance : je les voyais se mettre au monde et se redresser dans la dignité.

Chacun est unique, chacun a son chemin. J’ai donc modélisé des processus que chacun peut adapter à sa spécificité. En revanche, je vous implique dans ce processus : ce n’est pas moi qui transforme vos douleurs, c’est vous ! Vous saurez donc le faire aussi sans moi.

Au cours de cette web-conférence je vous partage mes avancées, certaines de mes clés de métamorphose et surtout ce qui me permet d’affirmer aujourd’hui que la douleur est devenue inutile. Elle est un moteur d’évolution que l’humanité expérimente depuis des millénaires. On en a fait le tour, on peut désormais passer à autre chose, à quelque chose d’inconnu qui nous semble peut-être impossible, utopique. Les enfants que vous mettez au monde aujourd’hui vous ouvrent des portes même si cela vous bouscule. Et vous, avez-vous aussi envie de contribuer à une évolution qui s’appuie sur la délicatesse et la beauté de la vie ?

Venez avec moi, et partagez mes clés de métamorphose

Que faire de la douleur ?

Web-conférence donnée le 2 mai 2018 à l’occasion des 10 ans de mon livre du même titre et de la Journée Mondiale de la Sage-femme

Pour aller plus loin

Si vous avez envie d’aller plus loin, vous pouvez vous inspirer des points suivants

Emissions

Web-conférences

Formations numériques

Accompagnement en présentiel

Livres

Dépistage précoce du diabète

Nantes, France– Le dépistage du diabète gestationnel (DG) précoce est-il vraiment associé à un meilleur pronostic en termes de complications pour la mère et pour l’enfant ? Deux études présentées au congrès annuel de la Société Francophone du Diabète (SFD) ont répondu par la négative [1,2.]

Les recommandations SFD/CNGOF de 2010 ont proposé de considérer comme pathologiques les glycémies à jeun entre 0,92 et 1,25 g/L en début de grossesse (diabète gestationnel précoce) et de les prendre en charge immédiatement par des mesures diététiques, une activité physique régulière, 6 auto-surveillances par jour et, si nécessaire, un traitement complémentaire par insuline (environ un tiers des cas). Avant cela, le diabète gestationnel était dépisté entre la 24èmeet la 26ème semaine d’aménorrhée.
Mais « si le risque de complications est d’autant plus élevé que la glycémie à jeun en début de grossesse est élevée, il n’est pas démontré que prendre en charge les femmes présentant un diabète gestationnel précoce limite la survenue de complications », a commenté le Pr Emmanuel Cosson (endocrinologue-diabétologue au CHU de Bondy et secrétaire général de la SFD), premier auteur de l’une des études, lors de la conférence de presse du congrès de la SFD.
« D’autre part, la prise en charge systématique des 30 à 50 % de diabètes gestationnels précoces conduit à augmenter la charge de travail des équipes soignantes de même que le stress et les contraintes des femmes dépistées. Cette stratégie constitue un problème », précise-t-il.
Des résultats qui remettent en cause les recommandations de 2010
Deux études observationnelles présentées lors du congrès de la SFD ont évalué l’impact de ce dépistage et de cette prise en charge précoce sur les complications materno-fœtales et les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Dans la première, menée par le Pr Emmanuel Cosson[1], ont été incluses des femmes, avec une grossesse unique, sans antécédent de diabète ou de chirurgie bariatrique, ayant accouché dans la maternité du CHU de Bondy entre le janvier 2012 et octobre 2016. Les femmes enceintes étaient encouragées à se faire dépister même sans facteur de risque.
Les chercheurs ont comparé la survenue d’événements (critère principal composite prédéfini : prééclampsie ou enfant de poids élevé pour l’âge gestationnel ou dystocie des épaules) selon qu’un dépistage et une prise en charge pour DG avaient été réalisés ou non avant 22 semaines d’aménorrhée (SA).
Il en ressort que l’incidence du critère principal est identique chez les femmes dépistées et non dépistées précocement (12,5 vs 11,8% respectivement, p=0,3534). Et, les résultats sont similaires lorsque l’analyse est cantonnée aux femmes avec facteur de risque de DG selon les recommandations françaises (14,0 vs 14,9%, p=0,3137).
Les incidences des autres événements (césarienne, hypoglycémie néonatale, hospitalisation néonatale, malformations) sont également identiques dans les deux groupes.
Ces résultats sont étonnants alors même que les femmes du groupe dépisté précocement sont davantage traitées (insulinothérapie chez 8,6% d’entre elles vs 5,6 % des femmes dépistées tardivement, p<0,001) et qu’elles sont plus à risque de complications au départ.
Madeleine Akrich AFAR

Fermentation : vit B12 et Vit K

La fermentation produit des substances aromatiques et des vitamines

Cerise sur le gâteau, la fermentation entraîne aussi la fabrication de substances aromatiques et de vitamines rares et précieuses, comme la vitamine B12 [1] et la vitamine K2 [2]. Votre nourriture est plus riche en nutriments après avoir été fermentée.

Parce qu’ils contiennent des bactéries et des nutriments précieux, les produits fermentés sont souvent parmi les plus appréciés, et même les plus chers : les vins sont des produits fermentés, les fromages, mais aussi l’aliment le plus cher du monde, le caviar, élaboré à partir d’œufs d’esturgeon au sel, fermentés !

 

L’aliment le plus cher du monde, le caviar, est constitué d’œufs d’esturgeon fermentés avec du sel !

Nous devons cesser de nous limiter à la choucroute et aux cornichons, aliments fermentés bien connus. Tous les légumes et fruits, et même les viandes et les poissons peuvent être fermentés et ainsi gagner en propriétés favorables à la santé.

Pour en savoir plus à ce sujet, je vous transmets l’intéressant article écrit par mon collègue Éric Müllerde la lettre Néonutrition. C’est un spécialiste de la fermentation. Il fait tout fermenter lui-même !

https://www.neo-nutrition.net/probiotiques-maison/

JM Dupuis

Constipation

Occasionnelle ou chronique, la constipation n’échappe presque à personne. Sujet tabou, elle est gênante et peut provoquer des douleurs importantes.
Pour lutter contre la constipation, il existe de nombreux médicaments sur le marché mais on peut également trouver des remèdes naturels qui sont profitables.
PasseportSanté vous propose d’en savoir plus sur les traitements naturels de la constipation par les plantes.  
Bien voir les contre-indications surtout chez les femmes enceintes et enfants en bas âge.

La bourdaine contre la constipation occasionnelle

La bourdaine contre la constipation occasionnelleLa bourdaine pousse dans les forêts humides de l’Europe. C’est l’écorce séchée de la bourdaine (frangula alnus) qui est utilisée pour lutter contre la constipation. Ainsi, les tissus musculaires intestinaux sont stimulés pour favoriser l’arrivée des selles dans le côlon. La bourdaine hydrate également les selles asséchées au niveau du côlon, ce qui favorise leur expulsion.

Astuce : il faut 5 g de bourdaine pour 200 ml d’eau. Mettre l’eau et la bourdaine dans une casserole et porter jusqu’à ébullition. Quand l’eau est bouillante, maintenir le mélange pendant une dizaine de minutes. Laisser cette infusion hors du feu pendant 2h environ. Boire une tasse avant chaque repas.

La bourdaine est un laxatif naturel. Elle n’est pas indiquée chez l’enfant. Son traitement chez l’adulte ne doit pas dépasser 10 jours.Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez pas à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

Contre la constipation occasionnelle, le séné

Contre la constipation occasionnelle, le séné

Originaire de l’Inde, le séné (cassia angustifolia) est connu pour les propriétés laxatives de ses feuilles. Elles ont la particularité d’accélérer le transit intestinal et de dynamiser les mouvements péristaltiques.
Le séné est préconisé en cas de constipation occasionnelle : il hydrate les selles ce qui accroît leur volume et favorise la défécation.

Le séné se consomme sous forme de tisane : il faut 2 g de fruits de séné (2 cuillères à café ou à thé) pour 200 ml d’eau. Porter l’eau jusqu’à ébullition. Disposer les 2 g de fruits de séné. Attendre une dizaine de minutes. Il est possible de filtrer le breuvage. Il est conseillé de le prendre le soir. Cette boisson fait effet 10 heures après son absorption.

Le séné est aussi utilisé sous forme de gélules de poudre totale. Cette poudre est obtenue par le cryobroyage, c’est un procédé par lequel on conserve l’ensemble des principes actifs de la feuille. Il s’agit de pulvériser les feuilles séchées en les broyant à froid, sous azote à -196°C.

Comme la bourdaine, le séné n’est pas conseillé chez l’enfant. Son traitement chez l’adulte ne doit pas dépasser 10 jours. Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

voir les CI du séné : https://digestion.ooreka.fr/astuce/voir/413653/sene

Les graines de lin agissent contre la constipation chronique

Les graines de lin agissent contre la constipation chronique

Le lin (Linum usitatissimum) possède de nombreuses propriétés : faire baisser le taux de cholestérol, soulager les symptômes lors de la ménopause, etc. Les graines de lin possèdent également de nombreuses vertus. Ces petites graines stimulent le transit intestinal et hydratent les selles pour encourager l’évacuation des matières fécales. Elles sont reconnues par la commission E1 pour leurs actions bénéfiques sur la constipation chronique.

De plus, ces graines de lin apportent les oméga-3 qui sont indispensables pour préserver les cellules de l’organisme.

Il est préconisé de prendre une cuillère à café de graines de lin moulues avec de l’eau jusqu’à trois fois par jour lorsque la constipation est chronique. Il faut également boire beaucoup d’eau dans la journée.

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

La rhubarbe combat la constipation occasionnelle

La rhubarbe combat la constipation occasionnelle

La rhubarbe (rheum officinale) assure le fonctionnement normal de l’estomac et accélère le transit intestinal. Elle est préconisée en cas de constipation occasionnelle. Elle agit comme un laxatif au niveau du gros intestin.

Pour obtenir une tisane de rhubarbe, préparez 1,5 g de racines séchées de rhubarbe concassées (disponibles en pharmacie) et 200 ml d’eau. Lorsque vous aurez porté l’eau à ébullition, disposez les racines. Laissez macérer pendant environ 10 minutes. Il est recommandé de boire cette tisane le soir avant d’aller se coucher.

Cette tisane est contre-indiquée chez la femme enceinte et chez l’enfant de moins de 10 ans.Les plan tes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

L’Aloès ou Aloé vera soulage la constipation occasionnelle

L'Aloès ou Aloé vera soulage la constipation occasionnelle

Alors que l’Aloès ou Aloé vera fait parfois office de décoration d’intérieur, cette plante détient également des vertus thérapeutiques pour soulager les constipations occasionnelles. Elle est reconnue à cet effet par la commission E1allemande ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les substances actives de ses feuilles ont deux propriétés : émollientes et laxatives. Son action laxative est obtenue avec le latex, extrait de la partie extérieure de la feuille.

En usage interne, on préconise la prise de latex avant d’aller se coucher. Comme il s’agit d’un laxatif, il est recommandé de ne pas user du latex continuellement. On requiert cette substance active qu’en cas de constipation occasionnelle.

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

L’ispaghul, préconisé en cas de constipation chronique

L'ispaghul, préconisé en cas de constipation chronique

L’ispaghul (plantago ovata) ou le « plantain rose » tient ses origines du Moyen-Orient. Avec ses minuscules graines, cette plante régule le transit intestinal.

C’est l’enveloppe de la graine qui sera utile pour lutter contre les constipations chroniques. Les téguments ont la particularité d’absorber les fluides au niveau de la paroi intestinale. L’ispaghul favorise les mouvements intestinaux pour évacuer les selles vers le côlon afin qu’elles soient expulsées définitivement.
La commission E1 préconise une prise quotidienne allant de 3 à 10 cuillères à soupe pour agir sur la constipation chronique. Il est vivement recommandé de boire de l’eau en grande quantité au risque d’obstruer les voies biliaires. Il existe des risques d’allergie.

Cette plante n’est pas conseillée aux asthmatiques puisque des crises d’asthme ont pu être observées. Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

Le fenegrec, utile contre la constipation chronique

Le fenegrec, utile contre la constipation chronique

Le fenegrec (trigonella foenum-graecum) possède des graines qui agissent de la même façon que les graines d’ispaghul. Ainsi, cette plante est préconisée en cas de constipation chronique et il est recommandé de boire beaucoup d’eau pour que ses graines soient efficaces.

La prise est limitée à deux cuillères à café ou à thé. Une consommation plus élevée pourrait entraîner des troubles au niveau de l’abdomen.

 

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.