Communication transformative – Emotions

RÉPERTOIRE DE VOCABULAIRE AFFECTIF destiné aux ÉCOUTANTS et à ceux qui souhaitent rendre plus claire l’expression de leurs sentiments.

Ce répertoire comprend :

– 16 familles d’émotions : joie, confiance, amour, paix, motivation, surprise, peur, aversion, frustration, colère, tristesse, vulnérabilité, doute, malaise, honte, et « au bout du rouleau ». Ces « familles d’émotions » incluent sentiments, humeurs (ou états d’âmes), attitudes intérieures, perceptions de soi, et sensations corporelles associées à des affects.

– 8 familles de jugements: perception d’une intention d’amour, ou de non-amour, à mon égard ; évaluation positive, ou négative, de soi-même ; jugements positifs, ou négatifs, sur l’autre ; jugements positifs, ou négatifs, sur une situation.

– une liste des besoins et des valeurs (dont l’importance est relative aux priorités de chacun). Le but de ce répertoire est, d’une part, d’enrichir notre vocabulaire affectif, d’autre part, de permettre de faire la distinction entre les émotions, et les pensées qui accompagnent ces émotions… Et de remonter à la source de ces émotions et de ces pensées, à savoir, les besoins et les valeurs propres à chacun. Note à propos des jugements: Il n’est pas mauvais de juger, c’est une preuve d’intelligence. Par contre, il est bon d’apprendre à faire la distinction entre les faits, les émotions, les pensées, et les besoins ou valeurs que nous souhaitons honorer. Par ailleurs, prendre responsabilité de ses émotions, de ses jugements, et de ses valeurs, atténue la pression sur l’autre, et donc réduit les risques qu’il le « prenne personnellement » et réagisse avec violence. Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 2

Les Émotions, Sentiments, Humeurs (ou États d’âmes), Attitudes intérieures, Perceptions de soi, et Sensations corporelles associées à des affects :

1 – JOIE : gai, joyeux, plein d’entrain, euphorique, pétillant, frétillant, émoustillé, enthousiaste, jubiler, exulter, débordant de joie, fou de joie, allégresse, libre, léger, cœur léger, d’humeur légère, d’humeur folâtre, d’humeur plaisante, insouciant, je vois la vie en rose, je plane, sur un nuage, heureux, satisfait, comblé, rempli, nourri, ravi, réjoui, en extase, béatitude, plénitude, félicité, bonheur, je suis aux anges, fier, content, pas mécontent, estime de soi, sentiment de triomphe, de victoire, de réussite, de revanche, émerveillé, enchanté, amusé, blagueur, taquin, enjoué, joueur, d’humeur espiègle, d’humeur badine, hilare, mort de rire, plaisir, jouissance, volupté, sensualité, délectation, se régaler, savourer, apprécier, ça fait du bien, excité, je m’éclate…

2 – CONFIANCE : foi, confiance, abandon, espoir, optimiste, en sécurité, à l’aise, confortable, bien, ouvert, accueillant, disponible, bien disposé, rassuré, réconforté, encouragé, sûr de moi, en maîtrise, fort, solide, assuré, ferme, certain, confiance en soi, estime de soi, sentiment de puissance, sentiment de fluidité, ça roule, facile, sentiment d’abondance, d’attaque, prêt…

3 – AMOUR : affection, tendresse, adouci, radouci, indulgence, bienveillance, clémence, douceur, tu es précieux pour moi, estime, amitié, appréciation, respect, admiration, sympathie, ça colle, connivence, complicité, affinité, on s’entend bien, il m’est sympathique, touché, ému, sensible, tout attendri, je fonds, mon cœur s’ouvre, compassion, affecté, apitoyé, pitié, désir, attiré, fasciné, ébloui, charmé, troublé, épris, émerveillé, adoration, vénération, il me fait craquer, passionné, enflammé, amoureux, chaleur, sensualité, attachement, besoin, fusion, je tiens à lui, il me manque, je l’ai dans la peau, gratitude, reconnaissant, redevable, merci, dévotion…

4 – PAIX : tranquille, calme, paisible, alangui, détendu, relaxé, décontracté, zen, contemplatif, méditatif, soulagé, apaisé, rasséréné, libéré, avoir un poids en moins, ouf, dans l’acceptation, ok, patient, serein, équanime, détaché, lâcher-prise, satisfait, complet, accompli, ça baigne, tout va bien, stable, établi, ancré, enraciné, centré, posé, en harmonie, à ma place…

5 – MOTIVATION : concerné, dédié, impliqué, engagé, plein de zèle, d’engouement, plein d’entrain, plein de bonne volonté, j’ai très à cœur de…, curieux, intrigué, intéressé, interpelé, absorbé, attentif, rassemblé, focalisé, concentré, déterminé, résolu, clair, motivé, décidé, renforcé, à fond, prêt, j’en suis, je suis partant, goût de l’aventure, inspiré, stimulé, émulation, envie, enthousiaste, excité, surexcité, animé, défi, challenge, remonté à bloc, vivant, ranimé, revigoré, tonifié, ravivé, alerte, plein d’énergie, plein de vigueur, électrisé, en effervescence, le cerveau en ébullition, frais et dispos, en pleine forme, au top, exalté, trépignant, euphorique, dans le feu, sur les starting blocks, frénétique, plein de courage, d’ambition, de bravoure, audacieux, dynamique, plein d’élan, d’ardeur, de fougue…

6 – SURPRISE : étonné, surpris, scotché, pris de court, je ne m’y attendais pas, bouche bée, les bras m’en tombent, j’en ai le souffle coupé, je n’en crois pas mes yeux, je n’en crois pas mes oreilles, je suis sans voix, je n’en reviens pas, une surprise sans bornes, stupéfait, stupeur, abasourdi, hébété, éberlué, interloqué, interdit, ahuri, pétrifié, ébahi, incrédule, sidéré, saisi, je bloque, sur le cul, impressionné, bluffé, fasciné, épaté, Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 3 époustouflé, ébloui, scotché, respect, décontenancé, déconcerté, dérouté, désorienté, renversé, désarçonné, déstabilisé, perturbé, sous le choc, soufflé, frappé, suffoqué, estomaqué, sans voix, ça décoiffe, atterré, consterné, choqué, secoué, marqué, sonné, effaré, atterré, chancelant…

7 – PEUR : inquiet, nerveux, pas rassuré, pas tranquille, appréhension, redouter, avoir la trouille, craintif, apeuré, timoré, effarouché, timide, intimidé, flippé, angoissé, anxieux, insécure, soucieux, préoccupé, tracassé, obsédé, embêté, torturé, tourmenté, troublé, perturbé, se ronger les sangs, se faire du mauvais sang, ça me turlupine, stressé, tendu, fébrile, avoir le trac, insécurisé, agité, prudent, vigilant, alarmé, aux aguets, à l’affût, en alerte, sur la défensive, sur le qui-vive, sur ses gardes, effrayé, terrifié, effaré, terrorisé, épouvanté, décomposé, mort de peur, vert de peur, choqué, horrifié, traumatisé, atterré, paniqué, affolé, hagard, hystérique, effaré, hébété, tremblant, nerveux, frémissant, j’ai une phobie, paralysé, pétrifié, engourdi, figé, tétanisé, bloqué, avoir les jambes en compote…

8 – AVERSION : dégoût, ça me répugne, ça me débecte, ça me fait horreur, révulsé, rebuté, répulsion, dérangé, incommodé, antipathie, aversion, rejet, repoussé, pas attiré, sa tête ne me revient pas, je ne le sens pas, je ne peux pas le sentir, mépris, dédain, cynique, sarcastique, acide, moqueur, ironique, narquois, acerbe, cinglant, méfiant, suspicieux, réticent, défiant, frileux, refroidi, froid, glacé, glacial, insensible, indifférent, fermé, hérissé, en protection, en résistance, en désaccord, en opposition, en conflit, pas sur la même longueur d’ondes, hostile, camper sur sa position, je n’en démordrai pas, je suis contre…

9 – FRUSTRATION : déçu, dépité, insatisfait, frustré, contrarié, mécontent, pas content, dérangé, incommodé, ça me fait chier, ça me prend la tête, ça me saoûle, ça me gave, ça m’énerve, agacé, irrité, dérangé, incommodé, perturbé, hérissé, énervé, exaspéré, excédé, ça m’horripile, à fleur de peau, ça me tue, vexé, offensé, offusqué, piqué au vif, impatient, pressé, ennui, grognon, bougon, ronchon, boudeur, râleur, renfrogné, rabougri, aigri, de mauvaise humeur, de mauvais poil, irascible, irritable, jaloux, envieux, dépit, ras le bol, y’en a marre, j’en ai assez, j’en ai plein le dos…

10 – COLÈRE : indigné, courroucé, fâché, pas d’accord, révolté, rebelle, scandalisé, offusqué, outré, sentiment d’injustice, furieux, furibond, furibard, furax, agité, coléreux, ulcéré, enflammé, fulminer, voir rouge, colère noire, ça monte, bouillant, remonté contre, de méchante humeur, d’humeur massacrante, à cran, envie de mordre, je fulmine, hargneux, animosité, agressif, colère noire, d’humeur belliqueuse, querelleur, envie d’en découdre, haine, je le déteste, déchaîné, emporté, enragé, en rage, fou de rage, orageux, violent, féroce, brutal, brusque, prêt à exploser, hors de lui, sortir de ses gonds, ressentiment, rancœur, rancunier, amer, aigri, vindicatif, désir de vengeance, ruminer…

11 – TRISTESSE : peine, chagrin, attristé, triste, touché, affecté, c’est pas la joie, détresse, affligé, les larmes aux yeux, abattu, déprimé, consterné, découragé, j’ai le cafard, j’ai le blues, lourd, plombé, accablé, désolé, déçu, désillusion, je tombe de haut, dépité, désabusé, désenchanté, malheureux, oppressé, souffrant, bouleversé, le cœur serré, poignardé, étranglé, écartelé, déchiré, désespéré, impression d’étouffer, douleur, ça fait mal, j’ai le cœur en miettes, le cœur en mille morceaux, seul, esseulé, replié sur soi, perdu, renfermé, ratatiné, intériorisé, démoli, ravagé, anéanti, effondré, ruiné, rétamé, détruit, dévasté, laminé, écroulé, à ramasser à la petite cuillère, découragé, las, grave, cœur lourd, ça me pèse, morfondu, démotivé, écoeuré, dégoûté, maussade, morose, grincheux, sombre, lugubre, pessimiste, résigné, ennui, regrets, mélancolique, nostalgique, vexé, froissé…

12 – VULNÉRABILITÉ : fragile, faible, vulnérable, sensible, ému, les larmes aux yeux, une boule dans la gorge, émotionnel, secoué, décomposé, déconfit, prêt à craquer, démuni, dépourvu, perdu, impuissant, en crise, désarroi, détresse, timide, tout petit, intimidé, bouleversé, remué, brassé, impacté, chamboulé, désemparé, désarçonné, démonté, désorienté, déstabilisé, blessé, heurté, meurtri, écorché vif, à fleur de peau, à vif, instable, déstabilisé, d’humeur changeante, j’ai des hauts et des bas…

13 – DOUTE : incertain, pas sûr de moi, doute, dubitatif, perplexe, circonspect, sceptique, pensif, songeur, en réflexion, confus, perdu, dans le flou, dans le brouillard, hésitant, indécis, instable, ambivalent, divisé, partagé, préoccupé, obsédé, titillé, turlupiné, tourmenté, troublé, ça me travaille, perturbé, tiraillé, agité, embêté, emmerdé, torturé, mal à l’aise, soupçonneux, méfiant, en attente, suspendu, distrait, absent, rêveur, dans la lune, inattentif, dispersé, décalé, déconnecté, pas dedans, pas concentré, pas présent, à côté de mes pompes, dans les nuages…

14 – MALAISE : coincé, enfermé, emprisonné, bloqué, enchaîné, pas libre, noyé, chargé, lourd, crispé, inconfortable, boulimique, frénésie, écœuré, mal, bizarre, nœud à l’estomac, nauséeux, brouillé, brassé, barbouillé, mal au ventre, rire jaune, mauvais pressentiment, sentiment funeste…

15 – HONTE : embarrassé, honteux, gêné, mal à l’aise, pas fier, timide, tout petit, dans mes petits souliers, mal, mauvaise conscience, ridicule, déchu, perdre la face, envie de raser les murs, de me cacher dans un trou, peur d’être découvert, exposé, sur la sellette, montré du doigt, coupable, j’ai fait une connerie, j’ai fait une bêtise, j’ai gaffé, remords, je m’en veux, je me mettrais des baffes, regrets, déçu de soi-même, je regrette amèrement, penaud, repentant, confondu, contrit, mortifié, navré, piteux, désolé, faire profil bas…

16 – AU BOUT DU ROULEAU : dépassé, surchargé, encombré, débordé, submergé, surmené, ballotté, impuissant, écrasé, fatigué, pas en forme, ça pourrait aller mieux, lessivé, affaibli, faible, usé, épuisé, off, vidé, exténué, chancelant, vanné, patraque, faiblard, faiblichon, malade, j’en ai plein le dos, défait, aliéné, cassé, détruit, agonisant, essoufflé, brisé, vidé, étouffé, inerte, éteint, inanimé, moribond, léthargique, ralenti, anesthésié, déconnecté, coupé de moi-même, déserté, creux, vide, indifférent, apathique, endormi, nonchalant, mou, amorphe, ramolli, résigné, paresseux, j’ai la flemme, torpeur, je baisse les bras, je renonce, je laisse tomber, déprimé, démoralisé, découragé, impuissant, déçu, désappointé, amer, consterné, sentiment d’échec, le moral dans les chaussettes, le moral à zéro, plus goût à rien, plus bas que terre, broyer du noir, désabusé, blasé, sans espoir, suicidaire, envie d’en finir, il faut que ça s’arrête, défaitiste, pessimiste, je n’y crois plus, prêt à craquer, prêt à exploser, je vais péter les plombs, j’ai envie de hurler, je vais devenir fou, je vais disjoncter, je suis à bout, je ne contrôle plus rien, je n’en peux plus, je sature…

5 Les Jugements (Pensées) : Perceptions, Interprétations, Croyances :

1 – PERCEPTION D’UNE INTENTION D’AMOUR À MON ÉGARD, SENTIMENT D’ÊTRE SOUTENU (BESOIN D’AMOUR COMBLÉ) (après « je me sens ») (émotions : confiance, joie, sécurité, motivation…) : admiré, adulé, avantagé, préféré, favorisé, élu, choyé, chouchouté, adoré, aimé, désiré, entouré, réconforté, rassuré, pardonné, accueilli, invité, accepté, intégré, bienvenu, soutenu, aidé, accompagné, porté, béni, mis en pouvoir, reconnu, honoré, gratifié, valorisé, mis en valeur, glorifié, encouragé, compris, écouté, entendu, respecté, considéré, pris en compte…

2 – PERCEPTION D’UN MANQUE D’AMOUR À MON ÉGARD, SENTIMENT D’ÊTRE VICTIMISÉ : LES BLESSURES (après « je me sens ») (émotions : peur, frustration, tristesse, colère…) : piégé, acculé, mis au pied du mur, contraint, obligé, freiné, surveillé, fliqué, harcelé, traqué, pressuré, sous pression, poussé à bout, stressé, speedé, envahi, importuné, parasité, squatté, assiégé, vampirisé, bouffé, agressé, brusqué, menacé, attaqué, maltraité, molesté, brutalisé, rudoyé, tyrannisé, torturé, traumatisé, marqué, blessé, dominé, écrasé, étouffé, brimé, oppressé, opprimé, empêché, muselé, à sa merci, il me tient, mené par le bout du nez, trahi, abusé, utilisé, manipulé, exploité, violé, trompé, floué, triché, roulé, arnaqué, grugé, mystifié, berné, mené en bateau, pris pour un con, coup bas, il m’a fait une crasse, il m’a fait une saloperie, volé, dépossédé, spolié, jugé, épinglé, étiqueté, blâmé, déprécié, dévalorisé, désapprouvé, critiqué, accusé, offensé, insulté, méprisé, provoqué, moqué, exposé, ridiculisé, stigmatisé, déshonoré, disgracié, dégradé, sali, souillé, traîné dans la boue, humilié, rabaissé, dénigré, cassé, giflé, outragé, bafoué, traité comme une merde, condamné, puni, rejeté, exclu, remballé, rembarré, snobé, mis de coté, écarté, renié, ignoré, isolé, ostracisé, repoussé, mal-aimé, haï, malvenu, mis au ban, mis au rebut, évincé, éliminé, éloigné, hors-jeu, pas désiré, désavantagé, défavorisé, lésé, abandonné, oublié, négligé, pas soutenu, pas aidé, pas aimé, pas protégé, pas en sécurité, seul, délaissé, dédaigné, zappé, pas respecté, pas considéré, pas reconnu, incompris, pas entendu, pas écouté…

3 – ÉVALUATION POSITIVE DE SOI-MÊME / IDENTIFICATION POSITIVE (CROYANCES POSITIVES) (après « je me sens ») (émotions : paix, joie, fierté) : digne d’être aimé, respectable, honorable, fiable, digne de confiance, à ma place, utile, légitime, adéquat, en harmonie, clean, pur, important, je compte pour lui, j’ai de la valeur, je vaux le coup, beau/belle, chanceux, fortuné, bien situé, fort, puissant, solide, invulnérable, compétitif, capable, présent, ouvert, bienveillant, ancré, centré, stable, prêt, équilibré, inspiré, connecté à moi- même, intègre, cohérent, authentique, fidèle à moi-même, juste…

4 – ÉVALUATION NÉGATIVE DE SOI-MEME / IDENTIFICATION NÉGATIVE (CROYANCES NÉGATIVES) (après « je me sens ») (émotions : honte, tristesse) : transparent, sans consistance, insignifiant, vide, inadéquat, malvenu, incomplet, ridicule, étranger, pas à ma place, décalé, pas dans le coup, à côté de la plaque, out, off, indigne, je ne mérite pas, je ne suis digne d’être aimé, je ne vaux pas le coup, de trop, illégitime, pas important, pas aimable, pas assez bien, pas intéressant, sans valeur, dégradé, sale, déchu, diminué, handicapé, malchanceux, maudit, seul, inférieur, faible, impuissant, dépendant, misérable, pitoyable, pathétique, lamentable, minable, incapable, nul, bon à rien, inutile, inapte, inadapté, inqualifié, bête, naïf, con, stupide, moche, coupable, mauvais, un salaud, dangereux, nuisible, lâche, un perdant, une merde, malhonnête, faux, pas intègre…

5 – JUGEMENT APPRÉCIATIF (plutôt sur l’autre, mais qu’on peut avoir aussi sur soi-même) : « QUALITÉS » que j’estime « positives » (émotions : amour, appréciation, estime de soi…) : original, drôle, amusant, marrant, léger, plein d’humour, unique, artiste, créatif, modeste, accessible, simple, bien, quelqu’un de bien, méritant, un chic type, un brave homme, un mec bien, un bon gars, convenable, ok, correct, raisonnable, poli, bien élevé, sérieux, impeccable, intelligent, rusé, malin, finaud, futé, filou, vif, astucieux, imaginatif, intuitif, subtil, fin, profond, pertinent, juste, fort, puissant, costaud, solide, robuste, résistant, prospère, gagnant, redoutable, le meilleur, excellent, qualifié, doué, compétent, bon, efficace, habile, adroit, débrouillard, talentueux, ingénieux, précautionneux, soigneux, pointu, génial, beau, pas mal, pas moche, élégant, fin, raffiné, charmant, plaisant, avenant, sexy, canon, sensuel, séduisant, désirable, chou, mignon, adorable, à croquer, magnifique, majestueux, charismatique, noble, pur, splendide, exceptionnel, remarquable, hors du commun, un roi, un héros, un prince, une reine, une princesse, une fée, un(e) magicien(ne), passionnant, surprenant, extraordinaire, impressionnant, sensationnel, fascinant, aventureux, courageux, valeureux, intrépide, audacieux, téméraire, passionné, hardi, énergique, dynamique, ardent, déterminé, sûr de lui, clair, persévérant, tenace, ferme, vaillant, efficace, indépendant, autonome, chaleureux, ouvert, présent, attentif, accueillant, avenant, engageant, hospitalier, empathique, jovial, cordial, gentil, agréable, attentionné, prévenant, délicat, avoir du tact, compréhensif, aimant, bienveillant, affectueux, tendre, généreux, bon, sympa, partageur, paisible, confiant, sécurisant, patient, ancré, centré, imperturbable, inébranlable, détaché, stoïque, sage, structuré, rangé, stable, organisé, rigoureux, discipliné, doux, souple, flexible, arrangeant, cool, ouvert au changement, fiable, responsable, mature, fidèle, prudent, compétent, exigeant, on peut compter sur lui, digne de confiance, il a la tête sur les épaules, les pieds sur terre, sain, équilibré, dévoué, zélé, au service, plein de bonne volonté, plein de gratitude, motivé, impliqué, investi, engagé, il en veut, honnête, intègre, cohérent, sincère, droit, authentique, il marche sa parole, fidèle à lui-même, faire de son mieux, respectueux, serviable, humble, tolérant, en évolution, meilleur, avancer, s’améliorer…

6 – JUGEMENT DÉPRÉCIATIF (plutôt sur l’autre, mais qu’on peut avoir aussi sur soi-même) : « DÉFAUTS » (émotions : aversion, colère, mépris, honte…) (NB: Ces jugements vont de la simple évaluation « émotionnellement neutre », aux insultes, émotionnellement très chargées. Les insultes sont très utiles pour exprimer une grande colère… mais elles sont à utiliser de préférence seul dans sa voiture, ou face à un punching ball !) : taré, malade, fragile, débile, imbécile, demeuré, irrécupérable, grave, atteint, abîmé, barré, détraqué, psychopathe, masochiste, fou, schizo, dingue, cinglé, givré, fêlé, hystérique, il a un grain, il a une case en moins, il a un problème, faible, soumis, une loque, une larve, un looser, un pauvre type, une mauviette, une tapette, une femmelette, il n’a pas de couilles, un perdant, une merde, peureux, timoré, timide, lâche, couard, dégonflé, sans ambition, paresseux, feignant, nonchalant, incapable, nul, moyen, médiocre, bon à rien, minable, maladroit, pas compétent, pas efficace, mauvais, instable, lunatique, capricieux, pas fiable, on ne peut pas compter sur lui, étourdi, écervelé, négligeant, négligé, distrait, dispersé, pas présent, désorganisé, désinvolte, artiste, capricieux, superficiel, immature, gamin, ado, irresponsable, imprudent, tête brûlée, il n’a pas la tête sur les épaules, il n’a pas les pieds sur terre, bizarre, étrange, fantaisiste, extravagant, allumé, urluberlu, oiseau rare, bête, naïf, niais, con, idiot, abruti, sot, stupide, couillon, nigaud, bonne poire, dur, difficile, exigeant, rigoureux, intransigeant, inflexible, tranchant, rude, sévère, tyrannique, bourreau d’enfants, rigide, maniaque, psychorigide, guindé, coincé du cul, frigide, ringard, dogmatique, têtu, obstiné, acharné, tête de mule, insupportable, odieux, infréquentable, désobligeant, mal élevé, pénible, désagréable, déplaisant, agaçant, chiant, casse-pieds, casse-couilles, rabat-joie, enquiquineur, fouille-merde, grossier, gras, lourdingue, vulgaire, dépravé, mufle, goujat, froid, antipathique, revêche, réservé, détaché, indifférent, le cœur sec, déconnecté, coupé de lui-même, égoïste, égocentrique, mesquin, Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 7 ingrat, intéressé, avare, grippe-sou, pingre, têtu, entêté, borné, buté, obstiné, acharné, violent, impatient, agressif, impulsif, colérique, brusque, virulent, brutal, tyran, dictateur, macho, séducteur, charmeur, manipulateur, coureur de jupons, coquin, cochon, obsédé, Don Juan, Lolita, fille facile, allumeuse, pouffiasse, pétasse, chaudasse, pute, méchant, vilain, sadique, vicieux, pourri, perfide, féroce, incisif, cinglant, impitoyable, cruel, abject, infect, pas cool, dangereux, psychopathe, assassin, cruel, fouteur de merde, une mégère, une sorcière, mauvais, toxique, nocif, nuisible, laid, moche, vilain, repoussant, sale, malpropre, répugnant, imbuvable, sinistre, ignoble, sombre, glauque, un porc, à vomir, traître, vendu, faux-cul, infâme, sale type, chacal, salaud, garce, salope, connard, connasse, salopard, enfoiré, fils de pute, fumier, ordure, malhonnête, hypocrite, menteur, tricheur, dissimulateur, faux, sournois, ambigu, pas clair, pas intègre, pas cohérent, de mauvaise foi, dans le déni, louche, retors, escroc, voleur, filou, imposteur, sainte nitouche, lèchebottes, arriviste, opportuniste, orgueilleux, arrogant, fanfaron, imbu de lui-même, gonflé, susceptible, condescendant, méprisant, prétentieux, insolent, impertinent, sans-gêne, petit con, petit merdeux, tête à claques, vantard, vaniteux, il pète plus haut que son cul, il ne se prend pas pour de la merde, il s’y croit…

7 – JUGEMENT APPRÉCIATIF sur une SITUATION ou sur des ACTES (émotions : joie, amour, paix, motivation…) : c’est correct, approprié, ok, bien, super, génial, extra, top, sympa, cool, encourageant, exquis, délicieux, ravissant, adorable, merveilleux, extraordinaire, fantastique, dingue, énorme, géant, fou, renversant, surprenant, ahurissant, inattendu, impressionnant, original, unique, drôle, amusant, marrant, agréable, doux, bon, plaisant, gratifiant, valorisant, rassurant, réjouissant, facile, attendrissant, touchant, émouvant, passionnant, intéressant, fascinant, excitant, exaltant, important, ça a du sens, clair, cohérent, libérateur…

8 – JUGEMENT DÉPRÉCIATIF sur une SITUATION ou sur des ACTES (émotions : peur, frustration, tristesse, colère…) : c’est frustrant, embêtant, agaçant, râlant, rageant, nul, chiant, gavant, naze, sans intérêt, pourri, je perds mon temps, désagréable, dur, douloureux, déplaisant, pénible, humiliant, oppressant, inconfortable, gênant, ennuyeux, usant, difficile, une épreuve, compliqué, rébarbatif, déconcertant, déstabilisant, déroutant, confrontant, challenge, vexant, intimidant, effrayant, dangereux, horrible, atroce, terrible, terrifiant, affolant, inquiétant, alarmant, flippant, choquant, grave, catastrophique, désastreux, dégoûtant, rebutant, répugnant, immonde, abject, sordide, vicieux, mesquin, petit, scandaleux, inacceptable, intolérable, inadmissible, honteux, dégueulasse, ignoble, injuste, irrespectueux, méchant, trop, ça dépasse les bornes, c’est insupportable, infernal, c’est un cauchemar, c’est l’enfer, c’est violent, c’est dommage, décevant, triste, morbide, désespérant, déprimant, décourageant, du gâchis, c’est absurde, ça n’a pas de sens, ça ne tient pas debout, c’est bancal, insensé, incohérent, incompréhensible, débile, ça ne va nulle part, c’est sans issue, c’est pas clair, ça pue, ça sent mauvais, c’est louche, c’est glauque, c’est trouble, c’est trop tard, c’est fini, c’est foutu, c’est plus la peine, c’est toujours pareil, ma vie est ratée, je suis dans une impasse, au fond du trou, au bord du gouffre, dans le rouge, dans le pétrin, dans la merde, dans un sac de nœuds, en galère, je ne m’en sors pas… Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 8 Les Besoins et les Valeurs (les expériences que la plupart d’entre nous souhaitons vivre – d’une importance subjective selon les priorités de chacun) : confort, repos, manger, boire, respirer, bouger, santé, sécurité, territoire, temps, espace, chaleur humaine, contact physique, compagnie, affection, tendresse, réconfort, amour, présence, complicité, attention, douceur, relations intimes, sexualité, être compris, entendu, pris en compte, reconnu, considéré, délicatesse, tact, empathie, écoute, être soutenu, accompagné, aidé, confiance, inclusion, appartenance, me sentir à ma place, légitime, bienvenu, accepté, accueilli, aimé, valorisé, apprécié, choisi, élu, spécial, important, distingué, préféré, détente, paix, vacances, break, silence, solitude, calme, sérénité, tranquillité, jouer, s’amuser, humour, être ensemble, stimulation, plaisir, motivation, nouveauté, explorer, découvrir, apprentissage, maîtrise, évolution, croissance, grandir, avancer, changement, engagement, aventure, intensité, projets, rêves, espoir, but, direction, sens, clarté, aboutir, évolution, accomplir, autonomie, indépendance, puissance, pouvoir personnel, liberté, choix, responsabilité, m’affirmer, m’épanouir, rayonner, me réaliser, m’exprimer, me développer, action concrète, inspiration, créativité, être utile, produire, échanger des services, coopération, communiquer, partager, transmettre, échanger des expériences, justice, tolérance, respect, tempérance, authenticité, honnêteté, transparence, intégrité, sincérité, estime de soi, confiance en soi, sagesse, connaissance, conscience, comprendre, précision, profondeur, intelligence, équilibre, simplicité, harmonie, beauté, sobriété, stabilité, fiabilité, structure, cadre, repères, concision, confidentialité, discrétion, autorité, solidité, fidélité, pouvoir compter sur, permanence, continuité, cohérence, ordre, spiritualité, transcendance, sacré, communion, dévotion, humilité, abandon à plus grand que soi, foi, lâcher-prise, acceptation, pardon, deuil, célébration, rituels, fête, gratitude…

Le couple : mode d’emploi

Voici aujourd’hui une très bonne synthèse du livre de Harville Hendrix,  Le couple mode d’emploi réalisée par  Thierry Redon sur le blogdudevperso.

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Les statistiques sur les divorces ne sont pas là pour nous rassurer avec une tendance qui va dans le mauvais sens : nous sommes passé de 47% à 52% en 10 ans en France(Sources Wikipedia et INSEE).

 Plus d’un couple sur deux fini par divorcer. Mais ceux qui restent ensemble, sont-ils heureux ? Pas si évident que ça à en croire Harville qui nous explique qu’à peine 5% des couples dépasse la phase de « Lutte pour le pouvoir ».

 Mais alors :

  • Est-ce qu’il est possible de sortir de cette sombre fatalité ?
  • Pourquoi Harville HENDRIX est -il devenu fermement partisan du mariage « pour la vie » au fur et à mesure de ses 40 années de pratique de Thérapeute conjugal ?
  • Comment est-ce que Harville et sa femme, Helen, font pour rayonner autant de bonheur après 32 ans de mariage et 6 enfants ?

 Tous les couples d’amour sont voués à l’échec… à moins qu’ils ne s’engagent dans un chemin de conscience et de transformation ensemble.

 Découvrez les explications au travers de la synthèse du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX que je vous propose ici.

Un mot sur l’auteur et sa méthode

Harville HENDRIX est thérapeute de couple depuis plus de 40 ans. De renommée internationale, il a inventé la méthode IMAGO qu’il continue de co-créer avec son épouse Helen LaKelly Hunt. Ensemble, ils ont écrit 10 livres sur la thématique de la relation amoureuse.

A ce jour, plus de 1200 thérapeutes utilisent leur méthode dans 37 pays (pour consulter la liste des thérapeutes Imago en France cliquer ici)

Harville et Helen sont mariés depuis 32 ans, ont 6 enfants et vivent à Dallas, au Texas.

Qu’est-ce que la méthode IMAGO ?

La méthode IMAGO est LA méthode par excellence utilisée en thérapie de couple. Au travers de nombreux exercices d’une part, et d’une méthodologie de communication d’autre part (Appelée le Dialogue IMAGO), elle permet de mettre en évidence et de transformer les phénomènes inconscients qui se jouent dans la relation. In fine, cela apporte des guérisons profondes et renforce le couple bien au-delà de n’importe quelle autre approche.

Que veut dire IMAGO ?

IMAGO est le mot, d’origine latine, que Harville HENDRIX a choisi pour décrire l’image d’une personne du sexe opposé que nous nous sommes constituée depuis notre naissance.  Celle-ci est une représentation« composite des personnes qui ont le plus influencé notre petite enfance » Elle est plus particulièrement marquée par « les personnes qui nous ont le plus blessés, parce qu’elles ont paru menacer notre existence » .

Le conjoint idéal  

Dans notre quête du conjoint idéal, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui ressemble à notre IMAGO. Par opposition, quelqu’un qui ne ressemble pas à notre IMAGO ne suscite que peu d’intérêt pour nous. Dit autrement, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui incarne les traits principaux des personnes qui nous ont marqué dans notre petite enfance : Papa, maman, ou les personnes qui ont joué ces rôles-là. Michael Brown, dans son livre « Le processus de la Présence » dirait que l’on recherche quelqu’un qui suscite en nous les mêmes charges émotionnelles que celles que nous avons vécues dans notre enfance.

 Nous choisissons nos partenaires pour deux raisons fondamentales  :

  1. Ils ont à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Ils compensent les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

Nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance. La seule chose à faire pour guérir nos blessures est de former une relation intime et durable.

Les grandes étapes

Un couple se construit en trois grandes étapes :

  • L’amour romantique
  • La lutte pour le pouvoir
  • Devenir un couple conscient

L’amour romantique

Pourquoi notre cœur bat si fort à son contact ?

 Harville HENDRIX nous fait remarquer qu’en écoutant les chants populaires, en lisant des poèmes d’amour, des pièces de théâtre ou encore des romans, nous pouvons retrouver un langage universel de l’Amour qui décrit les quatre grands phénomènes suivants  :

  1. Le phénomène de Reconnaissance :« Nous venons tout juste de nous rencontrer mais j’ai pourtant l’impression de te connaître déjà ». Cela est directement lié à notre IMAGO.
  2. Le phénomène Intemporalité « C’est étrange. Il n’y a que peu de temps que nous nous fréquentons, mais je ne me souviens pas du temps où je ne te connaissais pas ». Cela est lié au fait que notre mémoire émotionnelle n’a pas la notion du temps.
  3. Le phénomène de Réunification« Quand je suis avec toi, je ne me sens plus seul, je me sens complet ». Cela est lié à la sensation que notre partenaire compense des parties de nous-même dont nous avons été amputées en réaction à nos blessures d’enfance.
  4. Le phénomène de Nécessité« Je t’aime tellement, je ne peux pas vivre sans toi ». Cela est lié :
    1. Au fait que l’on transpose sur son partenaire le rôle de parent. Hors, lorsque nous étions nourrissons, nous ne pouvions pas survivre sans parent.
    2. Au fait que perdre l’autre reviendrait à perdre la sensation de plénitude et ce nouveau sens de soi, ce qui laisserait place à la solitude et à l’anxiété de se sentir incomplet.

 Au-delà de ces quatre grands phénomènes, nous pouvons remarquer les cinq phases suivantes lors de la période d’Amour romantique :

  1. L’empathie: Durant cette période les partenaires ressentent une forte empathie l’un pour l’autre et pour le monde. Ils se sentent reliés au monde qui les entoure.
  2. L’entretien de l’illusion: Durant cette période chacun montre le meilleur de lui-même sans que cela ne lui demande le moindre effort.
  3. Le déni: Les partenaires se mettent des œillères sur les travers de l’autre.
  4. Les projections: Chaque partenaire projette sur l’autre sa propre histoire de famille ou ses propres travers. Cela va donner lieu à de nombreuses interprétations erronées.
  5. La prise de conscience: Dans cette dernière phase, chaque partenaire prend conscience de l’homme ou de la femme avec qui il est, au-delà du personnage idéalisé qu’il voyait jusque-là. Il prend conscience de ses réelles qualités et de ses travers.

La lutte pour le pouvoir

La lutte pour le pouvoir survient classiquement après qu’un engagement dans le couple soit pris (Vie commune, mariage, etc.). En effet, c’est à partir de cette étape là, que les partenaires cessent de montrer le meilleurs d’eux-mêmes (Cf la phase de « L’entretien de l’illusion ») et qu’ils attendent plus ou moins consciemment que l’autre comble leurs besoins. Trois sources majeures de la lutte pour le pouvoir voient alors le jour :

  1. Ce qui me plaisait chez l’autre m’exaspère désormais: En réalité, cela réveille en moi les sentiments et les aspects tabous que j’ai étouffés en réaction à mes blessures d’enfance
  2. L’autre réveille mes blessures: Ceci peut être lié :
    1. Soit au fait que mon partenaire incarne pleinement mon IMAGO (Rappelons que cette image est marquée par les personnes qui nous ont le plus blessés)
    2. Soit parce que je projette sur l’autre mon histoire familiale
    3. Soit parce que je provoque inconsciemment chez l’autre des réactions qui vont activer mes propres blessures
  3. Je projette sur l’autre mes propres travers: Dit autrement, je lui reproche ce que je ne supporte pas chez moi

Les tactiques pour se faire entendre

Comme nous l’avons vu précédemment, « nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance ». Lorsque celui-ci ne satisfait pas nos besoins, il est alors naturel que nous réagissions comme nous avons appris à le faire pour survivre lorsque nous étions nourrisson : En hurlant jusqu’à ce que maman vienne et réponde à nos besoins sans même que j’ai à les exprimer clairement  (Dormir, manger, changer la couche, etc.).

 A l’âge adulte, cela pourra pendre les formes suivantes :

  • Agressivité verbale : Critique, injures, etc.
  • Agressivité physique :Pouvant aller jusqu’à la violence
  • Agressivité passive: Renfermement sur soi (Bouderie), refus de sexualité, etc.

 A l’inverse de ces comportements liés à une croyance archaïques, les partenaires gagneront à apprendre à exprimer leurs besoins de manière claire et précise. Au travers des outils qu’elle propose, la méthode IMAGO favorise cela.

Devenir un couple conscient

Harville HENDRIX insiste sur le fait que devenir un couple conscient demande un réel et profond engagement des deux partenaires. Il nous indique également que cela prend du temps et que cela passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices. Enfin, cela nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire.

 Il liste les dix caractéristiques d’un mariage conscient

  1. Vous réalisez que votre relation amoureuse a un but caché, à savoir guérir les blessures d’enfance
  2. Vous vous créez une image plus précise de votre partenaire
  3. Vous assumez la responsabilité de communiquer vos besoins et vos désirs à votre partenaire
  4. Vous devenez plus intentionnels dans vos relations
  5. Vous apprenez à estimer que les besoins et les désirs de votre partenaire ont autant de valeur que les vôtres
  6. Vous embrassez les parties sombres de votre personnalité
  7. Vous apprenez de nouvelles techniques pour satisfaire vos besoins et vos désirs fondamentaux
  8. Vous cherchez en vous-même les forces et les aptitudes qui vous manquent
  9. Vous devenez plus conscient de votre pulsion d’amour, de votre soif de complétude et d’unité avec l’univers
  10. Vous acceptez la difficulté de créer un bon mariage

 Bien qu’étant positionnée à la fin, la dixième caractéristique est sans aucun doute la plus fondamentale. En effet, sans cette conscience là, aucune des autres ne portera ses fruits.

 Tout ceci étant dit, et prenant en considérations que les habitudes ont eu le temps de s’ancrer au fil des années, il ne faudra pas négliger la peur du changement tout au long de ce chemin de conscience.

 Harville HENDRIX nous indique qu’à peine 5% des couples parviennent à dépasser le stade de la lutte pour le pouvoir.

L’Amour sous toutes ses formes

Selon le stade d’évolution du « couple conscient », le mot Amour prend des définitions bien différentes:

  • Les deux premières étapes du mariage : Amour romantique et Lutte pour le pouvoir
  • Troisième étape du mariage : Transformation de l’Amour en un élan vital dirigé vers le partenaireavec la volonté de faciliter sa guérison
  • Dernière étape du mariage : L’Amour réel, se voir sans se déformer mutuellement.L’amour jaillit naturellement entres eux sans effort apparent. Le partenaire n’est plus perçu comme un parent de substitution ou un ennemi, mais comme un ami passionné.

Conclusion

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Au fur-et-à-mesure de la lecture, nous comprenons que les motivations inconscientes dans le choix du partenaire sont directement liées à nos blessures d’enfance. Ainsi, notre partenaire idéal :

  1. Possède à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Compense les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 Le couple est certainement le meilleur espace pour prendre conscience de ces blessures, pour en prendre soin et pour les transformer. Cela nécessite un réel et profond engagement des deux partenairesprend du temps, et passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices.

 Ce chemin de conscience nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire et imposera de dépasser sa peur du changement.

 

Prendre cet engagement dans le couple et s’y tenir ne serait -il pas le plus beau cadeau qu’il puisse être fait à soi-même et à son partenaire ?

 

Pour nous accompagner dans ce chemin, Harville HENDRIX nous propose de nombreux exercices à pratiquer ensemble au cours d’un cycle de 10 semaines. A découvrir sans plus attendre dans son livre « Le couple Mode d’Emploi »

Voir également les autres articles sur le couple

Métamorphose

L’existence d’un être débute à la conception.
Qu’est-ce que notre conception ?
Sur le plan physique, l’union d’un ovule et d’un spermatozoïde et de cette union naît la première cellule. Sur un plan plus large, c’est la précipitation dans le temps, l’espace, la matière, d’une manifestation de la vie. Une manifestation précise: dans notre cas, un être humain.
On pourrait dire, d’une façon imagée que la Vie, au delà d’un temps, au delà d’un espace, au delà de la matière, la Vie décide d’explorer le temps, l’espace, la matière à travers la forme d’un être humain unique.
Cette manifestation arrive dans le ventre d’une mère précise, dans une culture, un temps historique précis.
A la naissance, que se passe–t-il ?
Les sens de l’enfant, donc son cerveau, sont saturés d’informations.
Pour survivre dans ce chaos, il devra trier, mettre de l’ordre en sélectionnant, en  structurant; il sera guidé, conduit par son entourage qui, en donnant une couleur, des priorités à certaines valeurs, va permettre l’installation d’un cadre. Ce nouvel être va donc créer son monde en fonction de son milieu. Une description parmi d’autres, relative.
Avoir conscience de la relativité de notre description du monde est une ouverture sur la perception de la multiplicité de l’Etre et sur l’impermanence de ses manifestations.
Ainsi, notre aspect mental, reflet du cadre, va prendre forme.
Parallèlement, en tant qu’individu conscient qu’il est conscient, l’être humain voit un second  outil se créer, l’ego. Mental-ego, indispensable scaphandre.
Mais, la texture même du scaphandre est issue de l’essence de l’Etre.
Nous sommes le contenu et le contenant. Et tout au long de la vie, il y aura ce jeu, cette danse entre le chant de l’Etre qui cherche à s’exprimer, qui cherche l’espace à travers le cadre et le mental-ego imprégné de son rôle premier: garantir la survie.
Notre essence va faire entendre son appel patiemment, inexorablement comme un pédagogue intérieur qui ne lâche pas prise et qui, avec amour, va nous pousser à aller voir ce que nous sommes derrière qui nous sommes aujourd’hui.
L’appel de notre Etre nous conduit à explorer nos zones frontières.
Nous sommes des explorateurs.
Nous allons à la rencontre de notre essence.
La Technique de la Métamorphose nous accompagne dans cette aventure.
Imaginons une vaste et mystérieuse demeure. Poussant des portes, les unes après les autres, découvrons ce qui se cache derrière ces mots :
Technique de la Métamorphose : la métamorphose est un mouvement de vie à l’œuvre à chaque instant.
Dès qu’il y a vie, il y a possibilité de transformation, il y a un mouvement vers ….
La chenille se transforme en papillon et non en libellule.
Le gland se transforme en chêne et non en cerisier.
Cela signifie que la direction du mouvement est déjà là, au sein des cellules.
La transformation va concerner notre niveau de conscience. Des schémas intérieurs vont se transformer en schémas plus subtils: notre façon de voir le monde, de nous situer, de nous comporter dans le monde va refléter cette transformation.
©Janick Noverraz 2013, enseignante membre de la Metamorphic Association
et de l’Association Suisse pour la Technique de la Métamorphose

Fessées et punitions … une solution peu efficace

Un enfant a besoin de repères. L’autorité de ses parents est primordiale.
Mais fessées, coin et autres privations de sortie ne seraient pas forcément des punitions efficaces et constructives. Toutefois, instaurer un dialogue, c’est bien joli, mais comment réagir quand l’enfant dépasse les limites?

Isabelle Filliozat, psychologue et auteur de best-sellers sur la parentalité positive, donne quelques pistes aux parents pour éviter de mettre une fessée.

« Quand le parent, excédé, finit par donner une claque ou une fessée à son gamin, c’est parce qu’il n’a pas trouvé d’autre façon de se faire obéir« , explique Isabelle Filliozat, psychologue et auteur de best-sellers sur la parentalité positive. « Pour pouvoir imaginer d’autres stratégies, il faut d’abord savoir ce qu’il se passe vraiment dans la tête de l’enfant. Prenons une situation banale: le petit regarde son dessin animé préféré, son père lui demande d’éteindre la télévision pour venir à table. L’enfant ne bouge pas. Alors le père coupe la télé, provoquant des hurlements. »

Fonctionnement du cerveau de l’enfant

« C’est une réaction normale, liée au fonctionnement du cerveau de l’enfant. Face à l’écran, il se retrouve dans un état semblable à l’hypnose, raison pour laquelle il ne répond pas à l’injonction de l’adulte. Pour qu’il se lève, il faut l’aider à sortir de cet état. Par exemple, le père peut s’approcher de lui et engager la conversation au sujet du dessin animé, l’inciter à parler du héros de la série. On peut aussi attirer son attention sur le repas: ‘Dis donc, c’est l’heure de quoi à ton avis? Tu n’aurais pas un peu faim?' » A chaque parent d’inventer sa propre recette en tenant compte des capacités de son enfant, qui varient selon l’âge. »

http://www.lexpress.fr/styles/enfant/quelle-parade-a-la-fessee_1677321.html

Neuroscience et éducation bienveillante

La science nous montre qu’il faut cesser de voir un comportement intentionnel dans les colères des tout-petits. Les « caprices », ça n’existe pas! On qualifie ces enfants de « tyrans », alors qu’ils ne sont simplement pas capables de gérer leurs émotions avant 5 ou 7 ans. L’une des grandes découvertes des neurosciences, c’est que le tout-petit ne peut pas s’apaiser seul. Quand un bambin de 18 mois se roule par terre, ce n’est pas pour manipuler ses parents, arriver à ses fins. Il vit une tempête émotionnelle qui le dépasse. Son père ou sa mère se disent « Il faut rester ferme! » comme s’ils étaient dans un rapport de force où il faudrait avoir le dessus. Or la question est tout autre. Il s’agit de se tenir aux côtés de l’enfant pour mettre des mots sur ce qu’il ressent, le sécuriser, le consoler. Sans pour autant céder à ses désirs quand ceux-ci ne sont pas justifiés.

La pédiatre Catherine Gueguen explique ce que la science a découvert sur le cerveau des enfants. Et en quoi ces travaux valident les principes de l’éducation bienveillante.

Pourquoi les nouvelles connaissances sur le cerveau devraient-elles changer la manière d’éduquer notre progéniture?

Les chercheurs du XXIe siècle nous disent ce qui favorise le bon développement de l’enfant: une relation bienveillante, empathique, soutenante. Car cette attitude permet à son cerveau, très fragile, d’évoluer de façon optimale. Les liens affectifs influencent à la fois les capacités de mémoire, d’apprentissage, de réflexion, mais aussi les capacités relationnelles, les émotions, les sentiments. Ils modifient la sécrétion de molécules cérébrales, le développement des neurones. Ils modifient également la régulation du stress, et même la faculté d’agir de certains gènes. Le psychiatre John Bowlby, décédé en 1990, postulait déjà que le besoin d’attachement était vital pour l’enfant; les neurosciences l’ont confirmé ces dix dernières années.

 En quoi est-ce une révolution?

La grande majorité des parents ont été élevés avec des menaces, sommés d’obéir sous la pression du fameux « Je compte jusqu’à trois: un, deux… » Alors ils banalisent cette forme de violence, sans imaginer qu’elle a des conséquences psychologiques mais aussi physiologiques. « Qu’est-ce que tu es maladroit! », « Tu es infernal! »: ces paroles humiliantes, répétées, peuvent détruire des neurones dans des structures essentielles du cerveau.

 Pourtant, ces parents ont grandi à l’époque Dolto…

Françoise Dolto a eu le mérite de demander aux adultes de considérer les enfants comme des personnes. Ce qu’elle ne pouvait pas savoir, à l’époque, c’est à quel point le cerveau d’un petit est immature. Son intellect est incapable de traiter les longs discours des adultes. Dolto a recommandé aux parents de s’expliquer sur leur attitude. Or leurs raisonnements ne sont pas à la portée des enfants. Ces paroles les angoissent au lieu de les rassurer.

Qu’a-t-on appris, encore, en observant la manière dont fonctionne le cerveau des enfants?

La science nous montre qu’il faut cesser de voir un comportement intentionnel dans les colères des tout-petits. Les « caprices », ça n’existe pas! On qualifie ces enfants de « tyrans », alors qu’ils ne sont simplement pas capables de gérer leurs émotions avant 5 ou 7 ans. L’une des grandes découvertes des neurosciences, c’est que le tout-petit ne peut pas s’apaiser seul. Quand un bambin de 18 mois se roule par terre, ce n’est pas pour manipuler ses parents, arriver à ses fins. Il vit une tempête émotionnelle qui le dépasse. Son père ou sa mère se disent « Il faut rester ferme! » comme s’ils étaient dans un rapport de force où il faudrait avoir le dessus. Or la question est tout autre. Il s’agit de se tenir aux côtés de l’enfant pour mettre des mots sur ce qu’il ressent, le sécuriser, le consoler. Sans pour autant céder à ses désirs quand ceux-ci ne sont pas justifiés.

Où les parents peuvent-ils puiser leur bienveillance, quand le monde se fait si rude?

Ils doivent s’entourer d’un cercle amical et familial lui-même bienveillant. Il faut s’éloigner des personnes toxiques, à commencer par le conjoint, s’il est maltraitant. Ne pas « rester ensemble pour les enfants », comme on l’entendait à la génération précédente. Je recommande aussi aux parents de se former par des stages ou des livres à la communication non violente [NDLR: voir le site nvc-europe.org], une méthode qui permet de nouer des relations plus harmonieuses. Et surtout, je conseille de ne pas s’oublier. Sur mes ordonnances, je prescris des dîners en tête à tête.

Catherine Gueguen est médecin à l’Institut hospitalier franco-britannique de Levallois-Perret. Auteur de Pour une enfance heureuse (Robert Laffont)

http://www.lexpress.fr/styles/enfant/catherine-gueguen-les-paroles-humiliantes-detruisent-des-neurones-chez-les-enfants_1678176.html