Vitamines B et sources alimentaires

Voici un tableau résumant les principaux aliments riches en vitamines du groupe B[11] :

Vitamine Source alimentaire Supplémentation recommandée
Thiamine (B1) Porc, légumes verts à feuilles, germes de blé, petits pois, lentilles et noix. Hommes et femmes adultes ont besoin respectivement de 1,2 mg et de 1,1 mg par jour.
Riboflavine (B2) Produits laitiers tels que yaourts et fromages, idéalement issus d’animaux broutant de l’herbe. Asperges, épinards, poisson et œufs. 1,1 mg pour les femmes et 1,3 mg pour les hommes.
Niacine (B3) Foie, poulet, veau, cacahuètes, poivrons, tomates séchées, levure de boulanger, café, anchois, spiruline, champignons shiitaké, sauce soja. 14 à 18 mg par jour et par adulte, sauf en cas de pellagre (maladie) ; il faut alors en prendre 50 à 1 000 mg par jour.
Pyridoxine (B6) Dinde, bœuf, poulet, saumon sauvage, patates douces, pommes de terre, graines de tournesol, pistaches, avocats, bananes, oranges. La levure est une excellente source de vitamines B, en particulier B6. Avec deux cuillères à café, vous en avez 10 mg par jour (dose recommandée : 1,3 mg par jour).
Inositol, biotine (B8) Viande, jaune d’œuf, poisson, foie, volaille, noix et légumineuses. 30 mcg par jour.
Folate (B9) Légumes verts à feuilles frais et crus, en particulier les épinards, les asperges, les brocolis, les haricots secs et les lentilles. 400 mcg par jour. L’acide folique est la forme synthétique de la vitamine B9 utilisée dans certains compléments alimentaires. Les folates sont la forme naturelle présente dans la nourriture. Près de la moitié de la population a du mal à transformer l’acide folique en folate, la forme biologiquement active.
Vitamine B12 La vitamine B12 se trouve exclusivement dans les tissus animaux de tous types ainsi que dans les œufs et les produits laitiers. Les personnes végétariennes en trouveront dans la levure alimentaire ou sous forme de complément.

C’est à vous de voir si, en gros, vous avez l’impression de manger assez régulièrement de l’ensemble de ces aliments.

Prédiabète

En passant

Ce qu’il faut savoir avant qu’il ne soit trop tard

Le prédiabète n’est pas une maladie… du moins pas encore. C’est un état intermédiaire où tout est encore réversible car le diabète de type 2 ne s’est pas encore installé.

Le prédiabète se diagnostique par une prise de sang qui indique une glycémie à jeun comprise entre 1,05 et 1,26 g/l. Il est bon d’avoir 2 prélèvements à une semaine d’intervalle pour confirmer le diagnostic du prédiabète.

 Quelques vérités bonnes à dire sur le prédiabète :
  • Le prédiabète est relativement nouveau pour les médecins, car il s’agit plus de faire de la prévention que d’administrer un traitement. Il reste encore méconnu et il peut être difficile de savoir quels conseils proposer à son patient.
  • Il existe plusieurs solutions permettant d’éviter que ce prédiabète ne se transforme en diabète de type 2.
  • Il faut 5 à 10 ans pour qu’un prédiabète non traité ne devienne diabète de type 2.
  • 80% des prédiabètes non-traités se transforment en diabète de type 2.

Le meilleur « traitement » du prédiabète est une alimentation adaptée et la pratique régulière d’exercices physiques. Une activité physique douce d’une durée de 45 minutes minimum, 3 fois par semaine est idéale. Veillez cependant à pratiquer un échauffement de 5 minutes au moins et de clôturer la séance avec 10 minutes d’étirements.

Quelques chiffres sur le prédiabète :

Aux Etats-Unis, le prédiabète touche 78 millions des 310 millions de personnes y vivant : il s’agit d’un véritable fléau. 80% de ces américains risquent de devenir diabétiques de type 2. Lorsqu’on sait qu’un diabétique coûte en moyenne 5000 $ (environ 4000€) par an, la charge à venir pour le pays semble inquiétante. Il apparaît donc indispensable de prévenir le diabète de type 2.

En France, il y a environ 1,5 million de prédiabétiques. Cette donnée est probablement sous-évaluée dans la mesure où beaucoup de français ne font pas de tests de glycémie, et ce malgré les risques liés à leur mode de vie. La prévention n’est pas un réflexe aujourd’hui. Il est à peu près certain que l’impact du diabète de type 2 en France sera très significatif dans les prochaines années et que le nombre de diabétiques risque d’augmenter considérablement.

Au Canada, nous n’avons pas de données exactes, bien que le chiffre de 6 millions de prédiabétiques soit avancé. 80% de ces personnes développeront à terme un diabète de type 2. Une fois encore, lutter contre le prédiabète est assurément une cause nationale.

Pourquoi miser sur la prévention du diabète de type 2 ?

Les complications du diabète de type 2 sont si fréquentes (et parfois graves), après 10 ans de maladie installée, que la prévention de cette pathologie est véritablement problématique.
Parmi les complications les plus redoutables figurent :

  • L’insuffisance rénale
  • La cécité
  • La ou les amputation(s) d’origine non-traumatique
  • Les neuropathies (perte de sensibilité aux chocs, au chaud et au froid, etc…)
  • L’impuissance pour les hommes
  • Les troubles cardiovasculaires

Devant un prédiabète avéré, il est indispensable de demander conseil à votre médecin, et particulièrement concernant votre régime alimentaire et l’activité physique que vous devez pratiquer. Précisons que ces conseils sont aussi applicables en cas de diabète de type 2 avéré.

Pourquoi attendre la maladie lorsqu’on peut inverser le processus grâce à des mesures simples ?

La médecine en France et au Canada est une médecine efficace centrée sur la thérapeutique, mais elle est encore trop rarement une médecine de prévention. Dans le cas du diabète, beaucoup de catastrophes pourraient être évitées si des mesures adaptées étaient prises à temps. D’autant que le temps nécessaire pour passer du stade de prédiabète à diabète de type 2 installé est d’au moins 5 ans, en moyenne ! Alors, n’attendez plus, tout peut encore être sauvé par un bon régime et un peu d’exercices physiques.

L’opinion de notre médecin

Lorsque j’entends certains de mes confrères affirmer que les régimes sont inutiles et qu’ils sont voués à l’échec, je suis rempli de colère et je me demande si nous faisons bien le même métier. En effet, certains régimes raisonnables, adaptés aux besoins du patient et bien conduits, ont prouvé et publié leur efficacité sur la santé, lorsqu’ils sont conjugués avec une activité physique régulière et une rééducation alimentaire globale.

D’ailleurs, que fait un médecin lorsque son patient se présente avec un diabète de type 2 avéré avec des glycémies à jeun élevées ? Il soumet son patient à un régime adapté, à vie…
Dr Réginald Allouche
Article rédigé par Réginald Allouche, médecin et chercheur dans le domaine de la prévention du surpoids et du diabète.

Mycoses

Lorsque vous êtes infesté de Candida albicans, on dit que vous souffrez de « mycose » ou plus précisément de « candidose », la mycose la plus courante.

La candidose est surtout connue du grand public sous la forme de « muguet », ces tâches blanches dans la bouche et sur les lèvres, qui démangent atrocement. Le muguet touche en priorité les nourrissons et les personnes dont le système immunitaire est affaibli (personnes suivant un traitement aux antibiotiques, une chimiothérapie, ou ayant le sida). Le diagnostic est alors évident, la plupart des médecins ne s’y trompent pas.

Mais en réalité, nos sociétés industrielles sont infectées de Candida albicans bien au-delà des personnes qui souffrent de muguet : 90 % des Américains ont un taux plus élevé que la normale de Candida albicans dans l’intestin ; 80 millions de personnes sont infectées, et 70 % sont des femmes. (1)

 

 

Les irritations dues au Candida albicans se produisent dans toutes les régions humides du corps, et en particulier dans et sur les parties génitales.

Particulièrement répandues sont, chez les femmes, les mycoses vaginales : il se produit un écoulement vaginal épais, blanc jaunâtre, qui a l’aspect du lait caillé et qui adhère aux parois du vagin et au col de l’utérus. Vous ressentirez probablement des démangeaisons et des sensations de brûlure.

Vous ne pouvez pas rester comme ça. ! Une infection à prendre au sérieux

 

Dans la plupart des cas, donc, l’infection au Candida albicans ne vous empêche pas de travailler ou de vaquer à vos occupations.

Mais le problème est que ce champignon produit pas moins de 79 immunodépresseurs. (2) Ce sont des substances qui neutralisent vos défenses naturelles, ouvrant grand la porte à des maladies plus graves. Plus vous avez de Candida albicans dans le corps, plus vous devenez vulnérable aux infections.

 

 

Vous le savez maintenant, Candida albicans est un champignon microscopique, autrement dit une levure. Il vit dans votre intestin, et c’est normal.

Les lecteurs de SNI savent que chacun d’entre nous vit avec des centaines d’espèces de microbes dans son intestin. Ces espèces sont si variées qu’on parle de « flore intestinale » ou de « microbiote », comme on dirait « flore aquatique » ou « flore alpine » pour les plantes vivant dans l’eau ou dans les Alpes.

Lorsque votre microflore est équilibrée, loin de vivre à vos crochets comme des puces sur un chien, ces microbes vous sont très bénéfiques : ils vous protègent des infections, entretiennent en bon état la paroi intestinale, complètent la digestion des aliments pour en extraire le meilleur, et participent même à entretenir vos défenses naturelles : 50 à 70 % de vos cellules immunitaires sont dans votre intestin.

Malheureusement, les aléas de la vie peuvent parfois perturber cette admirable paix sociale. A la faveur de différents facteurs, une population prend le dessus sur l’autre. L’équilibre est rompu et des troubles éclatent.

Les mycoses apparaissent quand les levures, dont Candida albicans est l’espèce dominante, se développent abusivement dans l’intestin.

Normalement, par un de ces miracles dont la nature a le secret, levures et bactéries de la flore intestinale s’auto-régulent : elles se tiennent mutuellement en respect, parce que chacune contrôle la nourriture de l’autre : les bactéries produisent les acides organiques qui nourrissent les levures. Les levures, elles, produisent les acides aminés et les peptides que mangent les bactéries.

Mais si vous détruisez les bactéries à coup d’antibiotiques et que vous gavez vos levures du sucre dont elles raffolent, les levures se multiplient et en profitent pour aller coloniser d’autres parties du corps.

Des traitements simples des candidoses externes

Pour commencer, en cas de mycose externe (orteils) ou de la bouche, on peut traiter avec une solution d’eau oxygénée et de bicarbonate de soude dans de l’eau.

Mélanger dans un verre d’eau tiède (environ 300 ml) une cuillère à café d’eau oxygénée officinale à 10 % et une cuillère à café de bicarbonate de soude. Faites tourner cette mixture dans votre bouche pendant une minute, gargarisez, crachez et rincez-vous la bouche avec de l’eau. Au cours de ce processus, l’eau oxygénée joue son rôle de désinfectant mais est rapidement décomposée en oxygène et en eau par les enzymes de la salive (une catalase). Cette désinfection doit être répétée pendant plusieurs jours jusqu’à la disparition de la mycose.

Ensuite, faite la même opération avec un extrait de pépin de pamplemousse (CitroBiotic) qui va parfaire l’action. L’extrait de pépin de pamplemousse va séjourner dans les espaces inter-dentaires et va entretenir l’effet désinfectant du bain de bouche. Toutefois, comme la bouche risque de se réensemencer avec des bactéries et des champignons de l’environnement et des aliments, il est recommandé de poursuivre le traitement à l’extrait de pépin de pamplemousse, le soir au coucher, pendant plusieurs jours et même de l’entretenir longtemps pour éviter une récidive.

En cas d’infection vaginale, utilisez de la pommade à l’oxyde de zinc (inflammation des lèvres), par exemple Sénophile (pour la partie externe). En cas de mycose vaginale profonde, commencer par faire un rinçage, chaque soir, avec une solution d’extrait de pépin de pamplemousse pendant une semaine, puis introduire des ovules de Lactobacillus rhamnosus pour réensemencer le vagin avec une flore de protection.

Pour les pieds, badigeonnez vos orteils avec une solution concentrée d’eau oxygénée et de bicarbonate de soude, puis appliquez de la teinture d’iode diluée dans l’eau avec un coton sur tout le pied, et enfin mettre du Sénophile. Comme les champignons sont aussi dans les chaussettes et dans les souliers, verser du talc boriqué dans ceux-ci.

Ongles : appliquez de la teinture d’iode concentrée sous l’ongle, jusqu’à ce que l’infection disparaisse (la teinture d’iode a un effet très antiseptique qui se prolonge dans le temps). Si vous êtes très infecté, vous allez peiner à faire pénétrer la teinture d’iode en profondeur sous les ongles. Il est donc nécessaire de nettoyer très soigneusement les ongles avant le traitement.

Traitement de fond

Il ne suffit pas de se limiter à traiter les mycoses externes. Il faut aussi empêcher que la flore fongique (levures) devienne majoritaire dans l’intestin et les voies uro-génitales.

A noter que certains médecins prétendront détecter la présence excessive de Candida dans vos intestins en faisant une analyse d’excréments (coproculture). Cela paraît frappé au coin du bon sens, mais cela ne fonctionne pas. Il existe des mycoses cachées qui se développent au début de l’intestin grêle et qui ne sont plus détectables par une coproculture, parce que le pH de l’intestin (mesure d’acidité) est favorable aux levures au début, près de l’estomac, mais devient de plus en plus basique, ce qui fait disparaître les traces de Candida à l’expulsion des excréments, même si la candidose est très importante dans les voies intestinales supérieures.

Seule une analyse très spécialisée du sang ou d’urine permet de dépister la présence de métabolites d’origine fongique et de suspecter une infection cachée.

Trois mesures simultanées sont à prendre en considération pour rétablir un bon équilibre de votre microflore :

La première consiste à adopter un régime alimentaire exempt de sucre simples (saccharose, glucose, maltose, lactose) et de levure (pain, bière,etc.), mais riche en ail, oignons, échalotes et en crucifères (tous types de choux) et en huile d’olive. Consommer de la poudre de noix de coco riche en acide caprylique et boire des infusions de romarin, fenouil et gentiane. Proscrire les fromages moisis (à croute fleurie et les bleus).

La seconde mesure consiste à ensemencer le tube digestif avec une flore probiotique inhibitrice de la flore fongique. Certaines souches des genres Lactobacillus et Propionibacterium ont été sélectionnées sur ce critère d’inhibition de la flore fongique. Notons que pour être efficace il faut que ce probiotique en poudre soit dilué dans un verre d’eau tiède (30 à 35°C) et consommé le matin à jeun, au moins 1/4 d’heure avant de manger de la nourriture solide, afin que le probiotique puisse traverser rapidement votre estomac et aller directement dans l’intestin ; c’est-à-dire à un moment où votre pylore est encore ouvert (le pylore est la porte qui ferme l’estomac par le bas, pour que la nourriture solide y reste jusqu’à ce qu’elle soit complètement digérée). Le problème est que les probiotiques risqueraient d’être détruits dans l’estomac s’ils y séjournaient avec les aliments pendant la digestion, car ils ne pourraient pas supporter la très forte acidité du suc gastrique). Le temps nécessaire à la régénération d’une microflore fortement contaminée par Candida albicans est de l’ordre de 2 à 6 mois selon l’ancienneté de la mycose.

La troisième mesure est de consommer avant les repas de midi et du soir (et jamais en mélange avec les probiotiques), des extraits végétaux et des huiles essentielles ayant un caractère inhibiteur de la flore fongique. On peut citer les extraits de propolis, d’ail, de sarriette des montagnes, de pin sylvestre, de feuille d’olivier, de cannelle, de clou de girofle, d’arbre à thé, de thym, de pépin de pamplemousse, etc.) Ces derniers doivent être utilisés avec précaution car il s’agit de produits actifs pouvant provoquer à la longue l’irritation des muqueuses.( attention le clou de girofle est contre indiqué pendant la grossesse sauf 3° trimestre )

Il est toujours recommandé de faire appel à des conseillers et thérapeutes expérimentés avant d’entreprendre ce troisième mode de traitement.

 

Jean-Marc Dupuis
Article complet ou pour en savoir plus :

Magnésium

Important pour le métabolisme, les os, les nerfs et les muscles

Le magnésium fait partie des macroéléments. Puisque votre corps n’est pas capable de le produire lui-même, un apport suffisant par votre nourriture est nécessaire. Les recommandations d’apport sont de 350mg par jour pour un homme adulte et de 300mg pour une femme adulte. Le magnésium est surtout entreposé dans les os, une petite partie se trouve dans les muscles. Le corps d’un adulte contient environ 25g de magnésium en tout.

Pourquoi est-ce que votre corps a besoin de magnésium?

Métabolisme énergétique
Une tâche extrêmement importante du magnésium, c’est la stimulation d’à peu près 300 enzymes. Des enzymes sont des composants de protéine nécessaires dans votre corps pour des processus chimiques. Sans enzymes, aucun métabolisme ne peut avoir lieu. D’un côté, elles aident lors de la formation du corps, par exemple lors du processus complexe de la formation de muscles. De l’autre côté, elles sont aussi impliquées dans les étapes de la brûlure de calories.

Minéralisation osseuse
Une minéralisation suffisante de vos os est indispensable pour les maintenir robustes et résistants. Un des composants les plus importants des os, c’est le calcium. Le magnésium contribue à ce que le calcium soit entreposé dans les os. En plus, il facilite l’absorption de calcium dans l’intestin et encourage l’activité des ostéoblastes, ce sont les cellules formant les os. Sans magnésium, le calcium ne peut pas bien travailler.

Transmission de stimulus dans le système nerveux et lors de la tension musculaire
Le magnésium veille à une transmission sans problème d’impulsions nerveuses dans votre corps. De cette façon, le magnésium garantit entre autres que vous puissiez bander et détendre vos muscles délibérément.

Un exemple journalier pour atteindre environ 350mg de magnésium:
1 tranche (50g) de pain bis = 21mg de magnésium
2dl de lait = 24mg de magnésium
1 banane (120g) = 36mg de magnésium
1 yaourt moka (180g) = 18mg de magnésium
240g de pommes de terre cuites = 50mg de magnésium
40g de fromage à pâte dure = 12mg de magnésium
120g de courgettes cuites à la vapeur = 28mg de magnésium
120g de framboises = 24mg de magnésium
150ml de café noir = 8mg de magnésium
240g de pâtes, sans oeuf, cuites = 60mg de magnésium
120g de poitrine de poulet = 32mg de magnésium
100g de petits pois cuits à la vapeur = 35mg de magnésium
100g de carottes cuites à l’étuvée = 8mg de magnésium

Du magnésium est contenu dans de nombreux aliments, mais les quantités semblent parfois minimes à première vue. Si vous faites attention à une alimentation équilibrée, les quantités individuelles s’additionnent en un apport suffisant. Au fond, du magnésium se trouve dans des aliments végétaux et d’origine animale, comme par exemple: des produits céréaliers, du lait et des produits laitiers, du foie, de la volaille, du poisson, des pommes de terre, beaucoup de sortes de légumes, des graines de soja, des fruits rouges, des bananes, des oranges et d’autres fruits.

En plus, vous pouvez couvrir votre besoin journalier recommandé au moyen d’eau minérale contenant du magnésium. Les eaux minérales énumérées sont particulièrement riches en magnésium.

Le taux indiqué est toujours relatif à un litre d’eau minérale: 
(* Gazeuse, non recommandée pour les bébés)
Eptinger*: 120mg
Badoit*: 90mg
Aquella *: 80mg
Aproz: 70mg
Contrex*: 70mg
Cristallo Bleu : 70mg
Rhäzünser: 50mg
San Pellegrino*: 50mg
Swiss Alpina Rouge: 50mg
Termen: 50mg
Valser Classic, Naturelle: 50mg

Pour les bébés « constipés », utiliser une des eaux minérales en constituant un demi-biberon par jour, complété de votre eau habituelle. Si le résultat n’est pas probant, vous pouvez en faire un autre dans la journée comme cité précédemment, mais pas plus!
Pensez également au massage du ventre, gymnastique lors des changes,portage en écharpe, nettoyage « minutieux »de l’anus même lorsque que bébé n’a pas fait ses selles !
Eviter au maximum les laxatifs non naturel, l’utilisation du thermomètre systématique, ce qui créait une « dépendance » mécanique de l’organisme.

Dans les situations suivantes, il y a un besoin augmenté de magnésium:
femmes qui allaitent
adolescents entre 15 et 19 ans
en cas d’une haute perte de sueur, par exemple lors d’une longue activité sportive dans la chaleur d’été
Vous pouvez regarder les chiffres détaillés ici.
Comme vous voyez, le magnésium assume de nombreuses tâches dans votre corps. Une alimentation riche en magnésium vaut la peine.

https://www.famillesuisse.ch/fr/infos/magnesium

Reflux gastro oesophagien

Le reflux gastro-oesophagien correspond au passage d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage.

  • Les symptômes typiques sont le pyrosis, défini par une brûlure ascendante ressentie derrière le sternum, et des régurgitations acides ou pyrosis.
  • On peut également retrouver des symptômes atypiques tels des symptômes dyspeptiques (douleurs d’estomac, nausées, éructations) ou des manifestations extra digestives (laryngite, toux chronique, asthme, douleurs thoraciques).

Reflux gastro-oesophagien, les possibilités en homéopathie

En agissant sur le transit

  • Le principal médicament utilisé en homéopathie est NUX VOMICA: il sera fidèle dans la plupart des cas.
  • Pour initier le traitement, en 4 à 5 H, une prise avant le repas et 10 minutes après. Il agit sur le transit, la motilité oesophagienne et gastrique.

En agissant sur le pyrosis (remontées acides) et la brûlure oesophagienne

C’est le signe principal du reflux ; il entraîne des douleurs brûlantes de l’œsophage, des régurgitations, aggravées en position allongée.

À sélectionner selon les signes associés (voire les fiches médicament) et donner en basse dilution, avant chaque repas.

En agissant sur le terrain et/ou le type sensible avec par exemple

À sélectionner selon les signes associés (voire les fiches médicament) et donner en moyenne à haute dilution une prise quotidienne ou hebdomadaire.

Cas particuliers

Chez le nourrisson

C’est un symptôme très courant chez le nourrisson qui s’améliore généralement spontanément dès lors que la marche est acquise. La meilleure recette, prendre son mal en patience. Il arrive cependant que le reflux soit à l’origine de pathologies ORL à répétition, rhumes, toux, dans ce cas :

Chez la femme enceinte

Ces troubles sont d’origine mécanique, l’estomac étant comprimé par l’utérus. Il faut fractionner les repas, manger plus souvent par petites quantités.

Auteur : Véronique Baumann – Médecin homéopathe – 21/02/2007

Hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une soupape de sécurité pour les hypertendues et
une sonnette d’alarme d’un mauvais fonctionnement du foie

Phytothérapie : les plantes qui soignent les hémorroïdes

Les plantes qui calment

Pour dompter la douleur, l’inflammation et l’œdème : 600 mg de fragon par jour, soit 3 gélules d’extrait sec, pendant 4 ou 5 jours (Elusanes, Arkogélules) ou 150 gouttes d’intrait de marron d’Inde en 3 prises pendant 8 jours.

Hamamelis peut aussi être indiqué s’il existe des saignements, reconnue dans le traitement des symptômes d’irritation et de brûlures en homéopathie ou bain de siège
Un cataplasme de pomme de terre rappée pour diminuer l’enflure et la douleur
Une gousse d’ail  pelée délicatement (sans incision) introduite comme suppo pour la nuit
Aesculus composé en pommade à appliquer localement deux ou trois fois par jour.
L’usage du GINGKO biloba est également reconnu pour soulager les hémorroïdes et varices compte tenu de son action bénéfique sur le système vasculaire.

Pour apaiser les démangeaisons, appliquer un macérât huileux de calendula (Florame, Boiron) en vérifiant au préalable sa compatibilité avec les muqueuses. Alterner avec une compresse (linge rempli de glaçons) sur l’anus et des bains de siège à l’eau fraîche au marron d’Inde (Weleda), qui resserrent les veines dilatées.

Les plantes qui préviennent les crises

Pour limiter le nombre de crises, faites des cures de 2 à 3 semaines de plantes qui stimulent la circulation, seules ou associées, en tisane ou en gélules.

Du fragon (ou petit houx) pour commencer : 1 ou 2 gélules de 200 mg d’extrait sec par jour durant 4 ou 5 jours, puis continuer avec des gélules (ou tisanes) de vigne rouge, hamamélis, cyprès, marronnier (écorce), à la même posologie.

Faites vous-même votre tisane : 3 sachets d’hamamélis, cyprès, marronnier (écorce) infusés dans 500 ml d’eau, complétée avec de l’eau pour obtenir 1,5 litre de boisson. À boire tout au long de la journée.

Homéopathie pour les soulager

Les granules homéopathiques à prendre en cas de crise

Aesculus 5 CH et Arnica 5 CH / Prendre en alternance 5 granules toutes les 3 heures et pendant 3 jours, jusqu’à disparition des symptômes.
Lachesis muto 9CH, si aggravation la nuit , le froid, l’humidité
Kalium Bichromicum 7CH, chez la femme loquace, améliorée par saignement ou froid
Nux vomica 7 CH, 5 granules matin et soir, recommandé si la crise fait suite à une consommation excessive d’alcool ou d’épices ou est liée à une contrariété.
Collinsonia canadensis 5 CH /Prendre 5 granules deux fois par jour. Efficace si la crise survient après une constipation ou pendant la grossesse.
• Niticum acidum 30CH une dose (douleur en écharde, fissure,aggravé par les aliments acides, la contrariété )
Aesculus composé en pommade à appliquer localement deux ou trois fois par jour, associé à 1 suppositoire matin et soir ou formule Weleda C176 (suppo) C178 pommade
Ratanhia 5 CH, 5 granules deux fois par jour, en cas de fortes démangeaisons.

La gemmothérapie contre l’inflammation

La gemmothérapie, cette médecine qui utilise les bourgeons mais également les jeunes pousses des plantes est intéressante pour lutter contre la crise hémorroïdaire.

Prendre du macérât glycériné de marron d’Inde, l’Aesculus hippocastanum Bg Mg, 100 à 200 gouttes pendant 1 à 2 mois. En cas de constipation, ajouter 100 gouttes de macérât de romarin.

L’action de Cure-H

Cure-H agit en employant une base huileuse additionnée de plantes et substances naturelles spécifiques qui pénètrent la peau jusqu’au tissu veineux. La lotion, par ses propriétés astringentes et cicatrisantes, résorbe l’inflammation et confère plus de tonus, d’élasticité et de résilience au tissu veineux. On constatera une nette amélioration dès les premières applications de Cure-H dont le traitement doit être maintenu jusqu’à la disparition des hémorroïdes.

Un site dédié exclusivement aux hémorroïdes dans toutes les situations de vie !

Pénibles et parfois douloureuses, les crises hémorroïdaires sont souvent récidivantes. Nos solutions pour éviter l’apparition d’une nouvelle crise :
Misez sur les fibres, qui ramollissent les selles et augmentent leur volume, facilitant ainsi leur expulsion. A privilégier ? Les fruits frais, les crudités, les légumes cuits et les céréales complètes. En revanche, évitez l’excès de fromages, de pain blanc et de viandes, qui fermentent et ralentissent le transit.
L’eau favorise l’hydratation des selles et donc leur ramollissement. Chaque jour, il est recommandé de boire entre 1,5 et 2 litres : au choix, de l’eau riche en sels minéraux, comme Hépar ou Contrex, des jus de fruits, du thé, de la soupe… En revanche, évitez l’alcool, qui dilate les vaisseaux.Privilégier Cassis, myrtille, raisin.

Sources : topsanté – se soigner au naturel – homéopathie femme enceinte – trèfle de vie

Voir également le site « Stop hémorroides » et le livre complet sur les méthodes naturelles

Accoucher à la maison : quels couples font ce choix et pourquoi ?

Chaque naissance est unique. Pour vivre sereinement cette expérience personnelle, des couples s’engagent dans le choix d’un accouchement à la maison planifié et réfléchi, sous la surveillance rigoureuse d’une sage-femme qui connaît le couple et de ce fait, est la plus à même de détecter l’apparition d’un éventuel problème.

Dans la France rurale des siècles classiques, le suivi de grossesse n’existait pas. C’est à partir du XVIIe siècle que les hommes peuvent être présents lors de l’accouchement lorsque ceux-ci sont compliqués.
Cependant, l’arrivée des hommes dans un environnement traditionnellement féminin bouleverse les pratiques autour de la naissance. Par exemple, la femme ne peut plus prendre la position qui lui convient le mieux pour accoucher. Seule la position sur le dos est autorisée.On observe aussi l’apparition de nouveaux instruments, dont l’utilisation est exclusivement réservée à l’homme, qui permettent l’accouchement d’enfants qui seraient autrefois restés enclavés dans le bassin maternel.

A partir de 1803, les sages-femmes doivent suivre une formation théorique pendant un an.Bien que la formation ne cesse de s’améliorer pendant les deux premiers tiers du 19e siècle, la naissance reste tout de même plus « dangereuse » à l’hôpital qu’à la maison.La fièvre puerpérale est éradiquée en
1950. C’est à partir de ce moment là que l’image de l’hôpital se modifie ; il représente alors un lieu aseptisé où la médecine sauve et guérit. Vers 1840, on découvre le pouvoir des « drogues » anesthésiantes et analgésiques, qui peuvent s’appliquer lors des accouchements.Dès la moitié du XIXe siècle, l’éther, le chloroforme et les sédatifs neurotropes se généralisent.

L’accouchement en milieu médicalisé se généralise dans les années 1920-1930, surtout dans les grandes villes.La diffusion de l’accouchement « sans douleur » proposée par le Dr Fernand Lamaze en 1950 joue un grand rôle dans le déplacement de l’accouchement à domicile vers l’hôpital et les femmes obtiennent le remboursement par la sécurité sociale de six séances de préparation à la naissance.

L’accouchement hors d’une structure hospitalière rassemble deux catégories, d’une part l’accouchement à domicile et d’autre part, l’accouchement en maisons de naissance.

Au Pays-Bas, 30 % des hollandaises accouchent chez elles. Les indicateurs en termes de mortalité et de morbidité sont comparables à ceux de la France.
L’accouchement à la maison n’est proposé que si la grossesse ne présente aucun risque. En effet, l’organisation néerlandaise est basée sur le fait qu’il est possible de séparer facilement les situations normales des situations pathologiques ou à risque, et que, dans ces conditions, rien ne s’oppose à ce que les accouchements normaux se déroulent dans un lieu
non médicalisé, comme le domicile des parents. La parturiente peut donc choisir d’accoucher à domicile/polyclinique
ou en milieu hospitalier si elle appartient à une catégorie sans indication particulière.

En Belgique, selon un rapport du Centre d’informations et de recherches des organisations de consommateurs (CRIOC), environ 4 % des naissances se déroulent à domicile. L’accompagnement d’un AAD par une sage-femme doit répondre à plusieurs critères : la femme ne doit attendre qu’un enfant et celui-ci doit être en présentation céphalique, l’absence d’antécédents gynécologiques, obstétricaux, personnels ou familiaux susceptibles de compliquer la naissance, la grossesse doit être à terme (entre 38 et 42 semaines).

En Allemagne, comme dans la plupart des pays européens, le taux d’AAD est faible, 1 à 2 %. En revanche, sur 10 000 naissances par an hors d’une structure hospitalière,3000 ont lieu à domicile et 7000 en maison de naissance. Cela représente 6,8% des naissances en dehors d’un établissement hospitalier.
Une étude menée sur 42154 naissances à la maison entre 2000 et 2004 ramènent les chiffres suivants : 1/3 des femmes étaient des primipares, 31% des primipares avaient plus de 35 ans et 90% des primipares ont accouché spontanément.
Il y a eu 12,5% de transferts, la plupart du temps pour stagnation de la dilatation. Seulement 1% des accouchements ont nécessité un transfert rapide. 52,7% des femmes transférées ont eu une naissance spontanée. Mortalité périnatale : 0,16%

En 1993, un rapport du Parlement anglais, « changer la naissance », propose une modification de l’organisation des soins. Ce rapport a été établi à partir du constat que l’accouchement en milieu hospitalier n’a pas prouvé sa supériorité en matière de sécurité. A partir de là, les femmes ont donc le droit de choisir leur lieu d’accouchement et l’Etat se
doit de leur offrir ce choix. Il existe une obligation légale pour les hôpitaux de pourvoir à l’accompagnement des femmes qui ont choisi l’AAD par des sages-femmes de leurs services. Dans tout le Royaume-Uni en 2006, 18953 naissances sur 741952 au total ont eu lieu à domicile, augmentation importante de 9,7% mais
cela ne concerne que 2,5% du total des naissances.
En avril 2007, dans une déclaration conjointe, le Collège Royal des Sages-Femmes (RCM) et le Collège Royal des Obstétriciens (RCOG) soutiennent la naissance à domicile pour les femmes ayant des grossesses sans complication. Pour cela, une sélection avisée des grossesses à faible risque est très importante pour minimiser les complications éventuelles. Lorsqu’on étudie les récits des femmes qui ont accouché à domicile, il en ressort un sentiment de plus grand contrôle, de capacité personnelle et d’estime de soi.

L’article 1 de la Charte de l’accouchement à domicile cite que
« la démarche initiale provient du désir du couple »
Ce choix est fait pour différentes raisons :
– 30% évoquent le besoin d’intimité, de respect
– 25% évoquent le côté pratique, commode, la présence de la famille
– 24% évoquent une réduction du stress et une réelle implication
– 11% évoquent un accouchement hospitalier mal vécu
– 10% évoquent un précédent accouchement à domicile bien vécu
– 10% évoquent la peur de l’hôpital, le rejet des protocoles et règlements
– et enfin, 4% évoquent l’accompagnement global et la continuité des soins.

L’OMS propose la définition suivante d’une naissance normale : « Nous définissons une grossesse normale comme une grossesse dont le déclenchement est spontané, le risque est faible dès le début et tout au long du travail et de l’accouchement.
L’enfant naît spontanément en position céphalique du sommet entre les 37e et 42e semaines de gestation. Après la naissance, la mère et le nouveau-né se portent bien. »

L’AAD ne peut être envisagé sans un accompagnement global.
Cela sous-entend que l’accompagnement médical d’une grossesse physiologique doit se faire par une seule et même personne, en général une sage-femme. L’objectif principal est
l’établissement d’une réelle relation de confiance.
Une continuité chronologique des soins est la base de cet accompagnement.Idéalement, il comprend le suivi de la grossesse, l’accouchement, se poursuit au cours de la
surveillance du post-partum et même souvent jusqu’à la rééducation périnéale.
En connaissant l’univers du couple, l’AG apparaît comme un
véritable moyen de prévention pour la femme, comme pour l’enfant. De plus, il respecte un suivi médical réglementé en partenariat avec un réseau de santé indispensable comme
l’échographiste, l’anesthésiste, le gynécologue obstétricien

L’AAD est avant tout le choix de la future mère. Il s’agit d’un désir profond, un choix personnel. Ce choix n’a jamais été induit par la sage-femme. Pour environ 40% de la population étudiée, il s’agit d’une décision de couple même si beaucoup de pères
expriment leur manque d’assurance quand la mère évoque sa volonté d’accoucher à la maison.

Dans 68% des cas, le désir d’un AAD était présent bien avant la grossesse. Les femmes/couples ont donc entamé une réflexion sur la façon dont ils voulaient donner naissance à leur enfant avant leur grossesse, cela montre qu’ils sont impliqués dans les
prises de décisions concernant la maternité.

A partir du moment où le choix d’un AAD est fait, les couples recherchent une SF pour le pratiquer. La majorité des couples l’a trouvée grâce au « bouche à oreille ». Ils connaissent la plupart du temps des couples dans leur entourage ayant accouché à la
maison et se sont donc renseignés auprès d’eux. Une partie des couples s’est tournée vers internet afin d’obtenir des listes de SF pratiquant l’AAD.

I. Brabant s’exprime sur l’atmosphère d’un AAD :
« Il est difficile de décrire l’atmosphère d’un AAD à quelqu’un qui n’y a jamais assisté.Le confort, la présence rassurante des objets familiers, la liberté de changer de pièce,de rentrer pour la troisième fois dans le bain, de prendre l’air quelques instants, de
choisir dans le frigo ce que l’on veut manger, l’extraordinaire force des contractions qui côtoie l’odeur du café qu’on prépare, cet indicible mélange d’intensité et d’ordinaire, tout cela contribue à donner à l’accouchement une saveur unique qui ressemble aux gens qui habitent la maison. Tout se vit simplement dans l’intimité de l’endroit habité par ce couple. Les autres personnes sont tous des invités, y compris la sage-femme, ils sont sur le territoire de ce couple, plutôt que le contraire, et cela donne une perspective particulière à leur présence. Hormis une vigilance discrète, aucune consigne ne vient troubler le déroulement spontané du travail. De plus, la maison offre la possibilité pour le père et les autres personnes de se reposer dans une autre pièce,
de se rafraîchir, de manger, quand le travail est long… ».

En ce qui concerne le père, à la maison il a un rôle actif, il s’implique comme il le souhaite dans la naissance de son enfant. Il n’est pas spectateur de l’accouchement, il représente un grand soutien pendant le travail, aide sa partenaire à gérer les contractions…
Le fait pour le père de trouver sa place à la naissance, l’aide aussi à trouver sa place dans les premiers jours de vie de l’enfant. Rester à la maison préserve le couple, empêche
une coupure entre les nouveaux parents, évite les nombreux trajets à la maternité.

A tout cela s’ajoute l’absence des contraintes d’organisation d’un service de maternité. La période de suites de couches à la maison se fait au rythme des parents : pas de réveil matinal pour refaire la literie, pas d’horaires de repas imposés… Les nouveaux
parents conservent leurs habitudes de vie, leur alimentation. Il arrive parfois qu’ils demandent l’aide d’une tierce personne pour s’occuper des tâches ménagères, pour gérer les aînés.

Les causes de transfert en cours de travail sont soit dues à un travail long et une fatigue maternelle, soit dues à l’apparition d’anomalies dans le déroulement du travail.
Les femmes ayant été transférées pour un travail long et une fatigue maternelle disent l’avoir vécu comme un soulagement.
Même si pour certaines, le transfert à la maternité a été synonyme de déception ou de regret, elles s’étaient préparées à cette éventualité avec la SF et avaient le sentiment d’avoir fait le maximum qu’elles pouvaient.

Pour beaucoup de femmes, la question du lieu de naissance ne se pose pas. Il semble « normal » de se rendre à la maternité pour accoucher.

Cependant, de plus en plus de couples s’interrogent sur la naissance, le sens qu’ils souhaitent lui donner et s’orientent vers l’accompagnement global avec un accouchement à domicile.

Extrait du Mémoire présenté et soutenu par Carole Boudet , en vue de l’obtention du diplôme d’Etat De Sage-Femme
Promotion 2008-2012