Communication transformative – Emotions

RÉPERTOIRE DE VOCABULAIRE AFFECTIF destiné aux ÉCOUTANTS et à ceux qui souhaitent rendre plus claire l’expression de leurs sentiments.

Ce répertoire comprend :

– 16 familles d’émotions : joie, confiance, amour, paix, motivation, surprise, peur, aversion, frustration, colère, tristesse, vulnérabilité, doute, malaise, honte, et « au bout du rouleau ». Ces « familles d’émotions » incluent sentiments, humeurs (ou états d’âmes), attitudes intérieures, perceptions de soi, et sensations corporelles associées à des affects.

– 8 familles de jugements: perception d’une intention d’amour, ou de non-amour, à mon égard ; évaluation positive, ou négative, de soi-même ; jugements positifs, ou négatifs, sur l’autre ; jugements positifs, ou négatifs, sur une situation.

– une liste des besoins et des valeurs (dont l’importance est relative aux priorités de chacun). Le but de ce répertoire est, d’une part, d’enrichir notre vocabulaire affectif, d’autre part, de permettre de faire la distinction entre les émotions, et les pensées qui accompagnent ces émotions… Et de remonter à la source de ces émotions et de ces pensées, à savoir, les besoins et les valeurs propres à chacun. Note à propos des jugements: Il n’est pas mauvais de juger, c’est une preuve d’intelligence. Par contre, il est bon d’apprendre à faire la distinction entre les faits, les émotions, les pensées, et les besoins ou valeurs que nous souhaitons honorer. Par ailleurs, prendre responsabilité de ses émotions, de ses jugements, et de ses valeurs, atténue la pression sur l’autre, et donc réduit les risques qu’il le « prenne personnellement » et réagisse avec violence. Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 2

Les Émotions, Sentiments, Humeurs (ou États d’âmes), Attitudes intérieures, Perceptions de soi, et Sensations corporelles associées à des affects :

1 – JOIE : gai, joyeux, plein d’entrain, euphorique, pétillant, frétillant, émoustillé, enthousiaste, jubiler, exulter, débordant de joie, fou de joie, allégresse, libre, léger, cœur léger, d’humeur légère, d’humeur folâtre, d’humeur plaisante, insouciant, je vois la vie en rose, je plane, sur un nuage, heureux, satisfait, comblé, rempli, nourri, ravi, réjoui, en extase, béatitude, plénitude, félicité, bonheur, je suis aux anges, fier, content, pas mécontent, estime de soi, sentiment de triomphe, de victoire, de réussite, de revanche, émerveillé, enchanté, amusé, blagueur, taquin, enjoué, joueur, d’humeur espiègle, d’humeur badine, hilare, mort de rire, plaisir, jouissance, volupté, sensualité, délectation, se régaler, savourer, apprécier, ça fait du bien, excité, je m’éclate…

2 – CONFIANCE : foi, confiance, abandon, espoir, optimiste, en sécurité, à l’aise, confortable, bien, ouvert, accueillant, disponible, bien disposé, rassuré, réconforté, encouragé, sûr de moi, en maîtrise, fort, solide, assuré, ferme, certain, confiance en soi, estime de soi, sentiment de puissance, sentiment de fluidité, ça roule, facile, sentiment d’abondance, d’attaque, prêt…

3 – AMOUR : affection, tendresse, adouci, radouci, indulgence, bienveillance, clémence, douceur, tu es précieux pour moi, estime, amitié, appréciation, respect, admiration, sympathie, ça colle, connivence, complicité, affinité, on s’entend bien, il m’est sympathique, touché, ému, sensible, tout attendri, je fonds, mon cœur s’ouvre, compassion, affecté, apitoyé, pitié, désir, attiré, fasciné, ébloui, charmé, troublé, épris, émerveillé, adoration, vénération, il me fait craquer, passionné, enflammé, amoureux, chaleur, sensualité, attachement, besoin, fusion, je tiens à lui, il me manque, je l’ai dans la peau, gratitude, reconnaissant, redevable, merci, dévotion…

4 – PAIX : tranquille, calme, paisible, alangui, détendu, relaxé, décontracté, zen, contemplatif, méditatif, soulagé, apaisé, rasséréné, libéré, avoir un poids en moins, ouf, dans l’acceptation, ok, patient, serein, équanime, détaché, lâcher-prise, satisfait, complet, accompli, ça baigne, tout va bien, stable, établi, ancré, enraciné, centré, posé, en harmonie, à ma place…

5 – MOTIVATION : concerné, dédié, impliqué, engagé, plein de zèle, d’engouement, plein d’entrain, plein de bonne volonté, j’ai très à cœur de…, curieux, intrigué, intéressé, interpelé, absorbé, attentif, rassemblé, focalisé, concentré, déterminé, résolu, clair, motivé, décidé, renforcé, à fond, prêt, j’en suis, je suis partant, goût de l’aventure, inspiré, stimulé, émulation, envie, enthousiaste, excité, surexcité, animé, défi, challenge, remonté à bloc, vivant, ranimé, revigoré, tonifié, ravivé, alerte, plein d’énergie, plein de vigueur, électrisé, en effervescence, le cerveau en ébullition, frais et dispos, en pleine forme, au top, exalté, trépignant, euphorique, dans le feu, sur les starting blocks, frénétique, plein de courage, d’ambition, de bravoure, audacieux, dynamique, plein d’élan, d’ardeur, de fougue…

6 – SURPRISE : étonné, surpris, scotché, pris de court, je ne m’y attendais pas, bouche bée, les bras m’en tombent, j’en ai le souffle coupé, je n’en crois pas mes yeux, je n’en crois pas mes oreilles, je suis sans voix, je n’en reviens pas, une surprise sans bornes, stupéfait, stupeur, abasourdi, hébété, éberlué, interloqué, interdit, ahuri, pétrifié, ébahi, incrédule, sidéré, saisi, je bloque, sur le cul, impressionné, bluffé, fasciné, épaté, Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 3 époustouflé, ébloui, scotché, respect, décontenancé, déconcerté, dérouté, désorienté, renversé, désarçonné, déstabilisé, perturbé, sous le choc, soufflé, frappé, suffoqué, estomaqué, sans voix, ça décoiffe, atterré, consterné, choqué, secoué, marqué, sonné, effaré, atterré, chancelant…

7 – PEUR : inquiet, nerveux, pas rassuré, pas tranquille, appréhension, redouter, avoir la trouille, craintif, apeuré, timoré, effarouché, timide, intimidé, flippé, angoissé, anxieux, insécure, soucieux, préoccupé, tracassé, obsédé, embêté, torturé, tourmenté, troublé, perturbé, se ronger les sangs, se faire du mauvais sang, ça me turlupine, stressé, tendu, fébrile, avoir le trac, insécurisé, agité, prudent, vigilant, alarmé, aux aguets, à l’affût, en alerte, sur la défensive, sur le qui-vive, sur ses gardes, effrayé, terrifié, effaré, terrorisé, épouvanté, décomposé, mort de peur, vert de peur, choqué, horrifié, traumatisé, atterré, paniqué, affolé, hagard, hystérique, effaré, hébété, tremblant, nerveux, frémissant, j’ai une phobie, paralysé, pétrifié, engourdi, figé, tétanisé, bloqué, avoir les jambes en compote…

8 – AVERSION : dégoût, ça me répugne, ça me débecte, ça me fait horreur, révulsé, rebuté, répulsion, dérangé, incommodé, antipathie, aversion, rejet, repoussé, pas attiré, sa tête ne me revient pas, je ne le sens pas, je ne peux pas le sentir, mépris, dédain, cynique, sarcastique, acide, moqueur, ironique, narquois, acerbe, cinglant, méfiant, suspicieux, réticent, défiant, frileux, refroidi, froid, glacé, glacial, insensible, indifférent, fermé, hérissé, en protection, en résistance, en désaccord, en opposition, en conflit, pas sur la même longueur d’ondes, hostile, camper sur sa position, je n’en démordrai pas, je suis contre…

9 – FRUSTRATION : déçu, dépité, insatisfait, frustré, contrarié, mécontent, pas content, dérangé, incommodé, ça me fait chier, ça me prend la tête, ça me saoûle, ça me gave, ça m’énerve, agacé, irrité, dérangé, incommodé, perturbé, hérissé, énervé, exaspéré, excédé, ça m’horripile, à fleur de peau, ça me tue, vexé, offensé, offusqué, piqué au vif, impatient, pressé, ennui, grognon, bougon, ronchon, boudeur, râleur, renfrogné, rabougri, aigri, de mauvaise humeur, de mauvais poil, irascible, irritable, jaloux, envieux, dépit, ras le bol, y’en a marre, j’en ai assez, j’en ai plein le dos…

10 – COLÈRE : indigné, courroucé, fâché, pas d’accord, révolté, rebelle, scandalisé, offusqué, outré, sentiment d’injustice, furieux, furibond, furibard, furax, agité, coléreux, ulcéré, enflammé, fulminer, voir rouge, colère noire, ça monte, bouillant, remonté contre, de méchante humeur, d’humeur massacrante, à cran, envie de mordre, je fulmine, hargneux, animosité, agressif, colère noire, d’humeur belliqueuse, querelleur, envie d’en découdre, haine, je le déteste, déchaîné, emporté, enragé, en rage, fou de rage, orageux, violent, féroce, brutal, brusque, prêt à exploser, hors de lui, sortir de ses gonds, ressentiment, rancœur, rancunier, amer, aigri, vindicatif, désir de vengeance, ruminer…

11 – TRISTESSE : peine, chagrin, attristé, triste, touché, affecté, c’est pas la joie, détresse, affligé, les larmes aux yeux, abattu, déprimé, consterné, découragé, j’ai le cafard, j’ai le blues, lourd, plombé, accablé, désolé, déçu, désillusion, je tombe de haut, dépité, désabusé, désenchanté, malheureux, oppressé, souffrant, bouleversé, le cœur serré, poignardé, étranglé, écartelé, déchiré, désespéré, impression d’étouffer, douleur, ça fait mal, j’ai le cœur en miettes, le cœur en mille morceaux, seul, esseulé, replié sur soi, perdu, renfermé, ratatiné, intériorisé, démoli, ravagé, anéanti, effondré, ruiné, rétamé, détruit, dévasté, laminé, écroulé, à ramasser à la petite cuillère, découragé, las, grave, cœur lourd, ça me pèse, morfondu, démotivé, écoeuré, dégoûté, maussade, morose, grincheux, sombre, lugubre, pessimiste, résigné, ennui, regrets, mélancolique, nostalgique, vexé, froissé…

12 – VULNÉRABILITÉ : fragile, faible, vulnérable, sensible, ému, les larmes aux yeux, une boule dans la gorge, émotionnel, secoué, décomposé, déconfit, prêt à craquer, démuni, dépourvu, perdu, impuissant, en crise, désarroi, détresse, timide, tout petit, intimidé, bouleversé, remué, brassé, impacté, chamboulé, désemparé, désarçonné, démonté, désorienté, déstabilisé, blessé, heurté, meurtri, écorché vif, à fleur de peau, à vif, instable, déstabilisé, d’humeur changeante, j’ai des hauts et des bas…

13 – DOUTE : incertain, pas sûr de moi, doute, dubitatif, perplexe, circonspect, sceptique, pensif, songeur, en réflexion, confus, perdu, dans le flou, dans le brouillard, hésitant, indécis, instable, ambivalent, divisé, partagé, préoccupé, obsédé, titillé, turlupiné, tourmenté, troublé, ça me travaille, perturbé, tiraillé, agité, embêté, emmerdé, torturé, mal à l’aise, soupçonneux, méfiant, en attente, suspendu, distrait, absent, rêveur, dans la lune, inattentif, dispersé, décalé, déconnecté, pas dedans, pas concentré, pas présent, à côté de mes pompes, dans les nuages…

14 – MALAISE : coincé, enfermé, emprisonné, bloqué, enchaîné, pas libre, noyé, chargé, lourd, crispé, inconfortable, boulimique, frénésie, écœuré, mal, bizarre, nœud à l’estomac, nauséeux, brouillé, brassé, barbouillé, mal au ventre, rire jaune, mauvais pressentiment, sentiment funeste…

15 – HONTE : embarrassé, honteux, gêné, mal à l’aise, pas fier, timide, tout petit, dans mes petits souliers, mal, mauvaise conscience, ridicule, déchu, perdre la face, envie de raser les murs, de me cacher dans un trou, peur d’être découvert, exposé, sur la sellette, montré du doigt, coupable, j’ai fait une connerie, j’ai fait une bêtise, j’ai gaffé, remords, je m’en veux, je me mettrais des baffes, regrets, déçu de soi-même, je regrette amèrement, penaud, repentant, confondu, contrit, mortifié, navré, piteux, désolé, faire profil bas…

16 – AU BOUT DU ROULEAU : dépassé, surchargé, encombré, débordé, submergé, surmené, ballotté, impuissant, écrasé, fatigué, pas en forme, ça pourrait aller mieux, lessivé, affaibli, faible, usé, épuisé, off, vidé, exténué, chancelant, vanné, patraque, faiblard, faiblichon, malade, j’en ai plein le dos, défait, aliéné, cassé, détruit, agonisant, essoufflé, brisé, vidé, étouffé, inerte, éteint, inanimé, moribond, léthargique, ralenti, anesthésié, déconnecté, coupé de moi-même, déserté, creux, vide, indifférent, apathique, endormi, nonchalant, mou, amorphe, ramolli, résigné, paresseux, j’ai la flemme, torpeur, je baisse les bras, je renonce, je laisse tomber, déprimé, démoralisé, découragé, impuissant, déçu, désappointé, amer, consterné, sentiment d’échec, le moral dans les chaussettes, le moral à zéro, plus goût à rien, plus bas que terre, broyer du noir, désabusé, blasé, sans espoir, suicidaire, envie d’en finir, il faut que ça s’arrête, défaitiste, pessimiste, je n’y crois plus, prêt à craquer, prêt à exploser, je vais péter les plombs, j’ai envie de hurler, je vais devenir fou, je vais disjoncter, je suis à bout, je ne contrôle plus rien, je n’en peux plus, je sature…

5 Les Jugements (Pensées) : Perceptions, Interprétations, Croyances :

1 – PERCEPTION D’UNE INTENTION D’AMOUR À MON ÉGARD, SENTIMENT D’ÊTRE SOUTENU (BESOIN D’AMOUR COMBLÉ) (après « je me sens ») (émotions : confiance, joie, sécurité, motivation…) : admiré, adulé, avantagé, préféré, favorisé, élu, choyé, chouchouté, adoré, aimé, désiré, entouré, réconforté, rassuré, pardonné, accueilli, invité, accepté, intégré, bienvenu, soutenu, aidé, accompagné, porté, béni, mis en pouvoir, reconnu, honoré, gratifié, valorisé, mis en valeur, glorifié, encouragé, compris, écouté, entendu, respecté, considéré, pris en compte…

2 – PERCEPTION D’UN MANQUE D’AMOUR À MON ÉGARD, SENTIMENT D’ÊTRE VICTIMISÉ : LES BLESSURES (après « je me sens ») (émotions : peur, frustration, tristesse, colère…) : piégé, acculé, mis au pied du mur, contraint, obligé, freiné, surveillé, fliqué, harcelé, traqué, pressuré, sous pression, poussé à bout, stressé, speedé, envahi, importuné, parasité, squatté, assiégé, vampirisé, bouffé, agressé, brusqué, menacé, attaqué, maltraité, molesté, brutalisé, rudoyé, tyrannisé, torturé, traumatisé, marqué, blessé, dominé, écrasé, étouffé, brimé, oppressé, opprimé, empêché, muselé, à sa merci, il me tient, mené par le bout du nez, trahi, abusé, utilisé, manipulé, exploité, violé, trompé, floué, triché, roulé, arnaqué, grugé, mystifié, berné, mené en bateau, pris pour un con, coup bas, il m’a fait une crasse, il m’a fait une saloperie, volé, dépossédé, spolié, jugé, épinglé, étiqueté, blâmé, déprécié, dévalorisé, désapprouvé, critiqué, accusé, offensé, insulté, méprisé, provoqué, moqué, exposé, ridiculisé, stigmatisé, déshonoré, disgracié, dégradé, sali, souillé, traîné dans la boue, humilié, rabaissé, dénigré, cassé, giflé, outragé, bafoué, traité comme une merde, condamné, puni, rejeté, exclu, remballé, rembarré, snobé, mis de coté, écarté, renié, ignoré, isolé, ostracisé, repoussé, mal-aimé, haï, malvenu, mis au ban, mis au rebut, évincé, éliminé, éloigné, hors-jeu, pas désiré, désavantagé, défavorisé, lésé, abandonné, oublié, négligé, pas soutenu, pas aidé, pas aimé, pas protégé, pas en sécurité, seul, délaissé, dédaigné, zappé, pas respecté, pas considéré, pas reconnu, incompris, pas entendu, pas écouté…

3 – ÉVALUATION POSITIVE DE SOI-MÊME / IDENTIFICATION POSITIVE (CROYANCES POSITIVES) (après « je me sens ») (émotions : paix, joie, fierté) : digne d’être aimé, respectable, honorable, fiable, digne de confiance, à ma place, utile, légitime, adéquat, en harmonie, clean, pur, important, je compte pour lui, j’ai de la valeur, je vaux le coup, beau/belle, chanceux, fortuné, bien situé, fort, puissant, solide, invulnérable, compétitif, capable, présent, ouvert, bienveillant, ancré, centré, stable, prêt, équilibré, inspiré, connecté à moi- même, intègre, cohérent, authentique, fidèle à moi-même, juste…

4 – ÉVALUATION NÉGATIVE DE SOI-MEME / IDENTIFICATION NÉGATIVE (CROYANCES NÉGATIVES) (après « je me sens ») (émotions : honte, tristesse) : transparent, sans consistance, insignifiant, vide, inadéquat, malvenu, incomplet, ridicule, étranger, pas à ma place, décalé, pas dans le coup, à côté de la plaque, out, off, indigne, je ne mérite pas, je ne suis digne d’être aimé, je ne vaux pas le coup, de trop, illégitime, pas important, pas aimable, pas assez bien, pas intéressant, sans valeur, dégradé, sale, déchu, diminué, handicapé, malchanceux, maudit, seul, inférieur, faible, impuissant, dépendant, misérable, pitoyable, pathétique, lamentable, minable, incapable, nul, bon à rien, inutile, inapte, inadapté, inqualifié, bête, naïf, con, stupide, moche, coupable, mauvais, un salaud, dangereux, nuisible, lâche, un perdant, une merde, malhonnête, faux, pas intègre…

5 – JUGEMENT APPRÉCIATIF (plutôt sur l’autre, mais qu’on peut avoir aussi sur soi-même) : « QUALITÉS » que j’estime « positives » (émotions : amour, appréciation, estime de soi…) : original, drôle, amusant, marrant, léger, plein d’humour, unique, artiste, créatif, modeste, accessible, simple, bien, quelqu’un de bien, méritant, un chic type, un brave homme, un mec bien, un bon gars, convenable, ok, correct, raisonnable, poli, bien élevé, sérieux, impeccable, intelligent, rusé, malin, finaud, futé, filou, vif, astucieux, imaginatif, intuitif, subtil, fin, profond, pertinent, juste, fort, puissant, costaud, solide, robuste, résistant, prospère, gagnant, redoutable, le meilleur, excellent, qualifié, doué, compétent, bon, efficace, habile, adroit, débrouillard, talentueux, ingénieux, précautionneux, soigneux, pointu, génial, beau, pas mal, pas moche, élégant, fin, raffiné, charmant, plaisant, avenant, sexy, canon, sensuel, séduisant, désirable, chou, mignon, adorable, à croquer, magnifique, majestueux, charismatique, noble, pur, splendide, exceptionnel, remarquable, hors du commun, un roi, un héros, un prince, une reine, une princesse, une fée, un(e) magicien(ne), passionnant, surprenant, extraordinaire, impressionnant, sensationnel, fascinant, aventureux, courageux, valeureux, intrépide, audacieux, téméraire, passionné, hardi, énergique, dynamique, ardent, déterminé, sûr de lui, clair, persévérant, tenace, ferme, vaillant, efficace, indépendant, autonome, chaleureux, ouvert, présent, attentif, accueillant, avenant, engageant, hospitalier, empathique, jovial, cordial, gentil, agréable, attentionné, prévenant, délicat, avoir du tact, compréhensif, aimant, bienveillant, affectueux, tendre, généreux, bon, sympa, partageur, paisible, confiant, sécurisant, patient, ancré, centré, imperturbable, inébranlable, détaché, stoïque, sage, structuré, rangé, stable, organisé, rigoureux, discipliné, doux, souple, flexible, arrangeant, cool, ouvert au changement, fiable, responsable, mature, fidèle, prudent, compétent, exigeant, on peut compter sur lui, digne de confiance, il a la tête sur les épaules, les pieds sur terre, sain, équilibré, dévoué, zélé, au service, plein de bonne volonté, plein de gratitude, motivé, impliqué, investi, engagé, il en veut, honnête, intègre, cohérent, sincère, droit, authentique, il marche sa parole, fidèle à lui-même, faire de son mieux, respectueux, serviable, humble, tolérant, en évolution, meilleur, avancer, s’améliorer…

6 – JUGEMENT DÉPRÉCIATIF (plutôt sur l’autre, mais qu’on peut avoir aussi sur soi-même) : « DÉFAUTS » (émotions : aversion, colère, mépris, honte…) (NB: Ces jugements vont de la simple évaluation « émotionnellement neutre », aux insultes, émotionnellement très chargées. Les insultes sont très utiles pour exprimer une grande colère… mais elles sont à utiliser de préférence seul dans sa voiture, ou face à un punching ball !) : taré, malade, fragile, débile, imbécile, demeuré, irrécupérable, grave, atteint, abîmé, barré, détraqué, psychopathe, masochiste, fou, schizo, dingue, cinglé, givré, fêlé, hystérique, il a un grain, il a une case en moins, il a un problème, faible, soumis, une loque, une larve, un looser, un pauvre type, une mauviette, une tapette, une femmelette, il n’a pas de couilles, un perdant, une merde, peureux, timoré, timide, lâche, couard, dégonflé, sans ambition, paresseux, feignant, nonchalant, incapable, nul, moyen, médiocre, bon à rien, minable, maladroit, pas compétent, pas efficace, mauvais, instable, lunatique, capricieux, pas fiable, on ne peut pas compter sur lui, étourdi, écervelé, négligeant, négligé, distrait, dispersé, pas présent, désorganisé, désinvolte, artiste, capricieux, superficiel, immature, gamin, ado, irresponsable, imprudent, tête brûlée, il n’a pas la tête sur les épaules, il n’a pas les pieds sur terre, bizarre, étrange, fantaisiste, extravagant, allumé, urluberlu, oiseau rare, bête, naïf, niais, con, idiot, abruti, sot, stupide, couillon, nigaud, bonne poire, dur, difficile, exigeant, rigoureux, intransigeant, inflexible, tranchant, rude, sévère, tyrannique, bourreau d’enfants, rigide, maniaque, psychorigide, guindé, coincé du cul, frigide, ringard, dogmatique, têtu, obstiné, acharné, tête de mule, insupportable, odieux, infréquentable, désobligeant, mal élevé, pénible, désagréable, déplaisant, agaçant, chiant, casse-pieds, casse-couilles, rabat-joie, enquiquineur, fouille-merde, grossier, gras, lourdingue, vulgaire, dépravé, mufle, goujat, froid, antipathique, revêche, réservé, détaché, indifférent, le cœur sec, déconnecté, coupé de lui-même, égoïste, égocentrique, mesquin, Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 7 ingrat, intéressé, avare, grippe-sou, pingre, têtu, entêté, borné, buté, obstiné, acharné, violent, impatient, agressif, impulsif, colérique, brusque, virulent, brutal, tyran, dictateur, macho, séducteur, charmeur, manipulateur, coureur de jupons, coquin, cochon, obsédé, Don Juan, Lolita, fille facile, allumeuse, pouffiasse, pétasse, chaudasse, pute, méchant, vilain, sadique, vicieux, pourri, perfide, féroce, incisif, cinglant, impitoyable, cruel, abject, infect, pas cool, dangereux, psychopathe, assassin, cruel, fouteur de merde, une mégère, une sorcière, mauvais, toxique, nocif, nuisible, laid, moche, vilain, repoussant, sale, malpropre, répugnant, imbuvable, sinistre, ignoble, sombre, glauque, un porc, à vomir, traître, vendu, faux-cul, infâme, sale type, chacal, salaud, garce, salope, connard, connasse, salopard, enfoiré, fils de pute, fumier, ordure, malhonnête, hypocrite, menteur, tricheur, dissimulateur, faux, sournois, ambigu, pas clair, pas intègre, pas cohérent, de mauvaise foi, dans le déni, louche, retors, escroc, voleur, filou, imposteur, sainte nitouche, lèchebottes, arriviste, opportuniste, orgueilleux, arrogant, fanfaron, imbu de lui-même, gonflé, susceptible, condescendant, méprisant, prétentieux, insolent, impertinent, sans-gêne, petit con, petit merdeux, tête à claques, vantard, vaniteux, il pète plus haut que son cul, il ne se prend pas pour de la merde, il s’y croit…

7 – JUGEMENT APPRÉCIATIF sur une SITUATION ou sur des ACTES (émotions : joie, amour, paix, motivation…) : c’est correct, approprié, ok, bien, super, génial, extra, top, sympa, cool, encourageant, exquis, délicieux, ravissant, adorable, merveilleux, extraordinaire, fantastique, dingue, énorme, géant, fou, renversant, surprenant, ahurissant, inattendu, impressionnant, original, unique, drôle, amusant, marrant, agréable, doux, bon, plaisant, gratifiant, valorisant, rassurant, réjouissant, facile, attendrissant, touchant, émouvant, passionnant, intéressant, fascinant, excitant, exaltant, important, ça a du sens, clair, cohérent, libérateur…

8 – JUGEMENT DÉPRÉCIATIF sur une SITUATION ou sur des ACTES (émotions : peur, frustration, tristesse, colère…) : c’est frustrant, embêtant, agaçant, râlant, rageant, nul, chiant, gavant, naze, sans intérêt, pourri, je perds mon temps, désagréable, dur, douloureux, déplaisant, pénible, humiliant, oppressant, inconfortable, gênant, ennuyeux, usant, difficile, une épreuve, compliqué, rébarbatif, déconcertant, déstabilisant, déroutant, confrontant, challenge, vexant, intimidant, effrayant, dangereux, horrible, atroce, terrible, terrifiant, affolant, inquiétant, alarmant, flippant, choquant, grave, catastrophique, désastreux, dégoûtant, rebutant, répugnant, immonde, abject, sordide, vicieux, mesquin, petit, scandaleux, inacceptable, intolérable, inadmissible, honteux, dégueulasse, ignoble, injuste, irrespectueux, méchant, trop, ça dépasse les bornes, c’est insupportable, infernal, c’est un cauchemar, c’est l’enfer, c’est violent, c’est dommage, décevant, triste, morbide, désespérant, déprimant, décourageant, du gâchis, c’est absurde, ça n’a pas de sens, ça ne tient pas debout, c’est bancal, insensé, incohérent, incompréhensible, débile, ça ne va nulle part, c’est sans issue, c’est pas clair, ça pue, ça sent mauvais, c’est louche, c’est glauque, c’est trouble, c’est trop tard, c’est fini, c’est foutu, c’est plus la peine, c’est toujours pareil, ma vie est ratée, je suis dans une impasse, au fond du trou, au bord du gouffre, dans le rouge, dans le pétrin, dans la merde, dans un sac de nœuds, en galère, je ne m’en sors pas… Répertoire Vocabulaire affectif et émotionnel mis à jour mai 2016 8 Les Besoins et les Valeurs (les expériences que la plupart d’entre nous souhaitons vivre – d’une importance subjective selon les priorités de chacun) : confort, repos, manger, boire, respirer, bouger, santé, sécurité, territoire, temps, espace, chaleur humaine, contact physique, compagnie, affection, tendresse, réconfort, amour, présence, complicité, attention, douceur, relations intimes, sexualité, être compris, entendu, pris en compte, reconnu, considéré, délicatesse, tact, empathie, écoute, être soutenu, accompagné, aidé, confiance, inclusion, appartenance, me sentir à ma place, légitime, bienvenu, accepté, accueilli, aimé, valorisé, apprécié, choisi, élu, spécial, important, distingué, préféré, détente, paix, vacances, break, silence, solitude, calme, sérénité, tranquillité, jouer, s’amuser, humour, être ensemble, stimulation, plaisir, motivation, nouveauté, explorer, découvrir, apprentissage, maîtrise, évolution, croissance, grandir, avancer, changement, engagement, aventure, intensité, projets, rêves, espoir, but, direction, sens, clarté, aboutir, évolution, accomplir, autonomie, indépendance, puissance, pouvoir personnel, liberté, choix, responsabilité, m’affirmer, m’épanouir, rayonner, me réaliser, m’exprimer, me développer, action concrète, inspiration, créativité, être utile, produire, échanger des services, coopération, communiquer, partager, transmettre, échanger des expériences, justice, tolérance, respect, tempérance, authenticité, honnêteté, transparence, intégrité, sincérité, estime de soi, confiance en soi, sagesse, connaissance, conscience, comprendre, précision, profondeur, intelligence, équilibre, simplicité, harmonie, beauté, sobriété, stabilité, fiabilité, structure, cadre, repères, concision, confidentialité, discrétion, autorité, solidité, fidélité, pouvoir compter sur, permanence, continuité, cohérence, ordre, spiritualité, transcendance, sacré, communion, dévotion, humilité, abandon à plus grand que soi, foi, lâcher-prise, acceptation, pardon, deuil, célébration, rituels, fête, gratitude…

Le couple : mode d’emploi

Voici aujourd’hui une très bonne synthèse du livre de Harville Hendrix,  Le couple mode d’emploi réalisée par  Thierry Redon sur le blogdudevperso.

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Les statistiques sur les divorces ne sont pas là pour nous rassurer avec une tendance qui va dans le mauvais sens : nous sommes passé de 47% à 52% en 10 ans en France(Sources Wikipedia et INSEE).

 Plus d’un couple sur deux fini par divorcer. Mais ceux qui restent ensemble, sont-ils heureux ? Pas si évident que ça à en croire Harville qui nous explique qu’à peine 5% des couples dépasse la phase de « Lutte pour le pouvoir ».

 Mais alors :

  • Est-ce qu’il est possible de sortir de cette sombre fatalité ?
  • Pourquoi Harville HENDRIX est -il devenu fermement partisan du mariage « pour la vie » au fur et à mesure de ses 40 années de pratique de Thérapeute conjugal ?
  • Comment est-ce que Harville et sa femme, Helen, font pour rayonner autant de bonheur après 32 ans de mariage et 6 enfants ?

 Tous les couples d’amour sont voués à l’échec… à moins qu’ils ne s’engagent dans un chemin de conscience et de transformation ensemble.

 Découvrez les explications au travers de la synthèse du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX que je vous propose ici.

Un mot sur l’auteur et sa méthode

Harville HENDRIX est thérapeute de couple depuis plus de 40 ans. De renommée internationale, il a inventé la méthode IMAGO qu’il continue de co-créer avec son épouse Helen LaKelly Hunt. Ensemble, ils ont écrit 10 livres sur la thématique de la relation amoureuse.

A ce jour, plus de 1200 thérapeutes utilisent leur méthode dans 37 pays (pour consulter la liste des thérapeutes Imago en France cliquer ici)

Harville et Helen sont mariés depuis 32 ans, ont 6 enfants et vivent à Dallas, au Texas.

Qu’est-ce que la méthode IMAGO ?

La méthode IMAGO est LA méthode par excellence utilisée en thérapie de couple. Au travers de nombreux exercices d’une part, et d’une méthodologie de communication d’autre part (Appelée le Dialogue IMAGO), elle permet de mettre en évidence et de transformer les phénomènes inconscients qui se jouent dans la relation. In fine, cela apporte des guérisons profondes et renforce le couple bien au-delà de n’importe quelle autre approche.

Que veut dire IMAGO ?

IMAGO est le mot, d’origine latine, que Harville HENDRIX a choisi pour décrire l’image d’une personne du sexe opposé que nous nous sommes constituée depuis notre naissance.  Celle-ci est une représentation« composite des personnes qui ont le plus influencé notre petite enfance » Elle est plus particulièrement marquée par « les personnes qui nous ont le plus blessés, parce qu’elles ont paru menacer notre existence » .

Le conjoint idéal  

Dans notre quête du conjoint idéal, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui ressemble à notre IMAGO. Par opposition, quelqu’un qui ne ressemble pas à notre IMAGO ne suscite que peu d’intérêt pour nous. Dit autrement, nous recherchons inconsciemment quelqu’un qui incarne les traits principaux des personnes qui nous ont marqué dans notre petite enfance : Papa, maman, ou les personnes qui ont joué ces rôles-là. Michael Brown, dans son livre « Le processus de la Présence » dirait que l’on recherche quelqu’un qui suscite en nous les mêmes charges émotionnelles que celles que nous avons vécues dans notre enfance.

 Nous choisissons nos partenaires pour deux raisons fondamentales  :

  1. Ils ont à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Ils compensent les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

Nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance. La seule chose à faire pour guérir nos blessures est de former une relation intime et durable.

Les grandes étapes

Un couple se construit en trois grandes étapes :

  • L’amour romantique
  • La lutte pour le pouvoir
  • Devenir un couple conscient

L’amour romantique

Pourquoi notre cœur bat si fort à son contact ?

 Harville HENDRIX nous fait remarquer qu’en écoutant les chants populaires, en lisant des poèmes d’amour, des pièces de théâtre ou encore des romans, nous pouvons retrouver un langage universel de l’Amour qui décrit les quatre grands phénomènes suivants  :

  1. Le phénomène de Reconnaissance :« Nous venons tout juste de nous rencontrer mais j’ai pourtant l’impression de te connaître déjà ». Cela est directement lié à notre IMAGO.
  2. Le phénomène Intemporalité « C’est étrange. Il n’y a que peu de temps que nous nous fréquentons, mais je ne me souviens pas du temps où je ne te connaissais pas ». Cela est lié au fait que notre mémoire émotionnelle n’a pas la notion du temps.
  3. Le phénomène de Réunification« Quand je suis avec toi, je ne me sens plus seul, je me sens complet ». Cela est lié à la sensation que notre partenaire compense des parties de nous-même dont nous avons été amputées en réaction à nos blessures d’enfance.
  4. Le phénomène de Nécessité« Je t’aime tellement, je ne peux pas vivre sans toi ». Cela est lié :
    1. Au fait que l’on transpose sur son partenaire le rôle de parent. Hors, lorsque nous étions nourrissons, nous ne pouvions pas survivre sans parent.
    2. Au fait que perdre l’autre reviendrait à perdre la sensation de plénitude et ce nouveau sens de soi, ce qui laisserait place à la solitude et à l’anxiété de se sentir incomplet.

 Au-delà de ces quatre grands phénomènes, nous pouvons remarquer les cinq phases suivantes lors de la période d’Amour romantique :

  1. L’empathie: Durant cette période les partenaires ressentent une forte empathie l’un pour l’autre et pour le monde. Ils se sentent reliés au monde qui les entoure.
  2. L’entretien de l’illusion: Durant cette période chacun montre le meilleur de lui-même sans que cela ne lui demande le moindre effort.
  3. Le déni: Les partenaires se mettent des œillères sur les travers de l’autre.
  4. Les projections: Chaque partenaire projette sur l’autre sa propre histoire de famille ou ses propres travers. Cela va donner lieu à de nombreuses interprétations erronées.
  5. La prise de conscience: Dans cette dernière phase, chaque partenaire prend conscience de l’homme ou de la femme avec qui il est, au-delà du personnage idéalisé qu’il voyait jusque-là. Il prend conscience de ses réelles qualités et de ses travers.

La lutte pour le pouvoir

La lutte pour le pouvoir survient classiquement après qu’un engagement dans le couple soit pris (Vie commune, mariage, etc.). En effet, c’est à partir de cette étape là, que les partenaires cessent de montrer le meilleurs d’eux-mêmes (Cf la phase de « L’entretien de l’illusion ») et qu’ils attendent plus ou moins consciemment que l’autre comble leurs besoins. Trois sources majeures de la lutte pour le pouvoir voient alors le jour :

  1. Ce qui me plaisait chez l’autre m’exaspère désormais: En réalité, cela réveille en moi les sentiments et les aspects tabous que j’ai étouffés en réaction à mes blessures d’enfance
  2. L’autre réveille mes blessures: Ceci peut être lié :
    1. Soit au fait que mon partenaire incarne pleinement mon IMAGO (Rappelons que cette image est marquée par les personnes qui nous ont le plus blessés)
    2. Soit parce que je projette sur l’autre mon histoire familiale
    3. Soit parce que je provoque inconsciemment chez l’autre des réactions qui vont activer mes propres blessures
  3. Je projette sur l’autre mes propres travers: Dit autrement, je lui reproche ce que je ne supporte pas chez moi

Les tactiques pour se faire entendre

Comme nous l’avons vu précédemment, « nous abordons la relation dans l’idée inconsciente que notre partenaire se substituera à nos parents et compensera toutes les privations de notre enfance ». Lorsque celui-ci ne satisfait pas nos besoins, il est alors naturel que nous réagissions comme nous avons appris à le faire pour survivre lorsque nous étions nourrisson : En hurlant jusqu’à ce que maman vienne et réponde à nos besoins sans même que j’ai à les exprimer clairement  (Dormir, manger, changer la couche, etc.).

 A l’âge adulte, cela pourra pendre les formes suivantes :

  • Agressivité verbale : Critique, injures, etc.
  • Agressivité physique :Pouvant aller jusqu’à la violence
  • Agressivité passive: Renfermement sur soi (Bouderie), refus de sexualité, etc.

 A l’inverse de ces comportements liés à une croyance archaïques, les partenaires gagneront à apprendre à exprimer leurs besoins de manière claire et précise. Au travers des outils qu’elle propose, la méthode IMAGO favorise cela.

Devenir un couple conscient

Harville HENDRIX insiste sur le fait que devenir un couple conscient demande un réel et profond engagement des deux partenaires. Il nous indique également que cela prend du temps et que cela passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices. Enfin, cela nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire.

 Il liste les dix caractéristiques d’un mariage conscient

  1. Vous réalisez que votre relation amoureuse a un but caché, à savoir guérir les blessures d’enfance
  2. Vous vous créez une image plus précise de votre partenaire
  3. Vous assumez la responsabilité de communiquer vos besoins et vos désirs à votre partenaire
  4. Vous devenez plus intentionnels dans vos relations
  5. Vous apprenez à estimer que les besoins et les désirs de votre partenaire ont autant de valeur que les vôtres
  6. Vous embrassez les parties sombres de votre personnalité
  7. Vous apprenez de nouvelles techniques pour satisfaire vos besoins et vos désirs fondamentaux
  8. Vous cherchez en vous-même les forces et les aptitudes qui vous manquent
  9. Vous devenez plus conscient de votre pulsion d’amour, de votre soif de complétude et d’unité avec l’univers
  10. Vous acceptez la difficulté de créer un bon mariage

 Bien qu’étant positionnée à la fin, la dixième caractéristique est sans aucun doute la plus fondamentale. En effet, sans cette conscience là, aucune des autres ne portera ses fruits.

 Tout ceci étant dit, et prenant en considérations que les habitudes ont eu le temps de s’ancrer au fil des années, il ne faudra pas négliger la peur du changement tout au long de ce chemin de conscience.

 Harville HENDRIX nous indique qu’à peine 5% des couples parviennent à dépasser le stade de la lutte pour le pouvoir.

L’Amour sous toutes ses formes

Selon le stade d’évolution du « couple conscient », le mot Amour prend des définitions bien différentes:

  • Les deux premières étapes du mariage : Amour romantique et Lutte pour le pouvoir
  • Troisième étape du mariage : Transformation de l’Amour en un élan vital dirigé vers le partenaireavec la volonté de faciliter sa guérison
  • Dernière étape du mariage : L’Amour réel, se voir sans se déformer mutuellement.L’amour jaillit naturellement entres eux sans effort apparent. Le partenaire n’est plus perçu comme un parent de substitution ou un ennemi, mais comme un ami passionné.

Conclusion

Tous les couples d’amour sont voués à l’échec. C’est en tous cas ce que l’on pourrait croire en commençant la lecture du livre « Le couple, mode d’emploi » de Harville HENDRIX. Au fur-et-à-mesure de la lecture, nous comprenons que les motivations inconscientes dans le choix du partenaire sont directement liées à nos blessures d’enfance. Ainsi, notre partenaire idéal :

  1. Possède à la fois les qualités et les défauts des personnes qui nous ont élevés.
  2. Compense les parties positives de nous-mêmes dont nous avons été amputées dans notre enfance.

 Le couple est certainement le meilleur espace pour prendre conscience de ces blessures, pour en prendre soin et pour les transformer. Cela nécessite un réel et profond engagement des deux partenairesprend du temps, et passera inévitablement par des crises, des efforts et des sacrifices.

 Ce chemin de conscience nécessitera d’abandonner ses anciennes croyances sur le couple et sur son partenaire et imposera de dépasser sa peur du changement.

 

Prendre cet engagement dans le couple et s’y tenir ne serait -il pas le plus beau cadeau qu’il puisse être fait à soi-même et à son partenaire ?

 

Pour nous accompagner dans ce chemin, Harville HENDRIX nous propose de nombreux exercices à pratiquer ensemble au cours d’un cycle de 10 semaines. A découvrir sans plus attendre dans son livre « Le couple Mode d’Emploi »

Voir également les autres articles sur le couple

Fessée avez-vous dit ?

Quand on donne une fessée à un enfant, on lui apprend à frapper…et rien d’autre !

Nous avons évoqué lors de notre conférence du 30 septembre, la nécessité d’éviter toute forme d’agression physique pour favoriser un attachement sécure.
Le 10 octobre dernier, nous avons assisté avec beaucoup d’intérêt à la conférence d’Olivier Maurel, sur le thème de la fessée et avons choisi de retranscrire ici des arguments pour lutter contre quelques idées reçues…
Nous vous rappelons qu’Olivier Maurel est Président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (www.oveo.org) et auteur de plusieurs ouvrages sur les violences éducatives.

« Des fessées, on en a tous reçu et ça ne nous a pas traumatisé » FAUX

Deux conditionnements puissants sont à l’œuvre dans nos difficultés à renoncer à toute forme de violence éducative et expliquent nos résistances.

Un conditionnement culturel
Dans notre inconscient, l’image de l’enfant est chargée négativement.
Depuis 5000 ans, dès les premières civilisations, on retrouve des proverbes de type « il faut battre les enfants ». De nombreuses croyances indiquent que l’homme nait tordu, qu’il faut le « redresser ».
Aujourd’hui, la science donne une image bien différente de celle que l’on pouvait avoir auparavant. De nombreux travaux scientifiques dont ceux de Félix Warneken nous montrent que l’altruisme, le sens de l’entraide est déjà développé chez les bébés. Vers 18 mois, un bébé est capable de venir en consoler un autre.

Un conditionnement individuel
Il est important de rappeler qu’une grande majorité _80 à 90%_ d’entre nous (parents et grands parents d’aujourd’hui) a subi des violences éducatives.
Les neurosciences ont mis en lumière la présence dans notre cerveau de neurones miroir qui enregistrent ce que nous voyons et nous poussent à reproduire, ce qui explique pourquoi pour certains parents, il est très difficile de ne pas avoir recours à la fessée.

« Une fessée de temps en temps, ça ne fait pas de mal » FAUX

« Quand on frappe les adultes, c’est une agression.
Quand on frappe les animaux, c’est de la cruauté.
Quand on frappe les enfants, c’est pour leur bien ».

La fessée est dommageable pour la santé physique ET la santé psychique de l’enfant
Frapper un enfant déclenche en lui un stress : en réponse à ce stress, se met en place un système qui fait que son organisme se prépare à se défendre ou à fuir.
Comme il ne peut ni fuir, ni se défendre, les hormones deviennent toxiques. Elles attaquent le système digestif et les neurones et altèrent la mémoire.
La nature désactive les fonctions qui ne sont pas indispensables : la croissance, la digestion, le système immunitaire.
Si les attaques sont fréquentes, il y a une mise en danger réelle de la santé de l’enfant.

La fessée met à mal l’estime de soi de l’enfant
L’enfant de 2-3 ans, s’il est frappé se dit, « je suis mauvais ».
Être frappé, c’est toujours une humiliation.
L’enfant la reçoit à plein, s’humilie lui-même, il perd l’estime de soi, indispensable à une bonne santé mentale, ce qui augmente les risques de dépression.

La fessée diminue l’empathie
La violence a des effets sur l’empathie. Quand on frappe beaucoup un enfant il se blinde, quand on ne ressent plus ses propres émotions, on ne ressent plus celles des autres.
C’est pourtant grâce à l’empathie que nous pouvons stopper notre agressivité naturelle.

La fessée rend servile
La violence ne peut que perturber l’altruisme et engendrer la servilité, on se met au service des autres parce qu’on a peur.

La fessée perturbe le sens moral de l’enfant
Les bébés ont très tôt le sens du bien et du mal. Quand on frappe un enfant et qu’on lui dit « c’est pour ton bien », on vient perturber son sens moral.
Ce n’est qu’en 1996 qu’un psychologue américain à remarqué que le précepte « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse » n’est pas appliqué aux enfants.
La violence sur les enfants est encore extrême dans beaucoup de pays.

« Une bonne fessée, et il va comprendre » FAUX

La première chose que l’on apprend à un enfant en le frappant c’est à frapper
Lorsqu’il reçoit une fessée, l’enfant apprend que l’on peut aimer ET frapper. Une partie importante de la violence conjugale, prend sa source dans le mélange amour et violence.
Le risque est de ne plus faire la différence entre conflit et violence, cette confusion est grave.
Les conflits sont tout à fait normaux, la violence est anormale.
Quand les enfants sont habitués très jeunes à la violence, les conflits entre adultes sont nécessairement violents.

Comment éduquer son enfant sans faire usage de violence ?

Se déconditionner, c’est la première chose à faire, ne pas chercher à minimiser ce que l’on a subi. Quand on n’ose pas voir ce que l’on a subi, il y a plus de risques que l’on reproduise.

Respirer profondément par le ventre :
On détend le diaphragme, on se recentre sur soi même et on peut être plus à même d’avoir la bonne attitude.

Devancer le réflexe (conditionnement) et retarder la réaction
-Compter jusqu’à 10 dans sa tête
-Sortir de la pièce
-Pratiquer le yoga

Nommer et accueillir les émotions
Les enfants ont des émotions très fortes qui ne sont pas tournées contre nous.
Une émotion doit être accueillie, la colère doit être accueillie, l’émotion est légitime, pas la violence. On peut apprendre à l’enfant à nommer ses émotions.
Les crises ne sont pas « pour » quelque chose mais « parce que »…

Chercher à comprendre ce qui se passe « qu’est ce qui se passe entre mon enfant et moi ? » « Qu’est ce qui nous arrive ? »
On peut se dire : « si j’avais un conflit avec ma meilleure amie, comment je parlerai ? »
On cherchera alors à rendre le conflit constructif plutôt que de chercher à avoir raison.

De la nécessité d’une loi.

En France, un enfant meurt de maltraitance tous les 2 jours.
Quand nous levons la main, nous imitons nos ancêtres. Il faut qu’il y ait une loi pour contrebalancer le poids des conditionnements.
Si l’on prend l’exemple de la Suède au moment du vote en 1979, 70% des suédois étaient contre, aujourd’hui, ils ne sont plus que 10%.
Lorsqu’on éduque un enfant sans violence, on se retrouve isolé. Il est important de se rapprocher d’autres parents partageant les mêmes convictions afin de créer un renforcement positif et d’échanger sur les alternatives à la violence.

Pour aller plus loin, trois ouvrages d’Olivier Maurel :

« La fessée, Questions sur la violence éducative  » (La Plage, 2004)
 » Oui la nature humaine est bonne ! » (R Laffont, 2009)
« La Violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines » (L’Instant présent, 2012)

Site officiel de la non violence éducative OVEO