Constipation

Occasionnelle ou chronique, la constipation n’échappe presque à personne. Sujet tabou, elle est gênante et peut provoquer des douleurs importantes.
Pour lutter contre la constipation, il existe de nombreux médicaments sur le marché mais on peut également trouver des remèdes naturels qui sont profitables.
PasseportSanté vous propose d’en savoir plus sur les traitements naturels de la constipation par les plantes.  
Bien voir les contre-indications surtout chez les femmes enceintes et enfants en bas âge.

La bourdaine contre la constipation occasionnelle

La bourdaine contre la constipation occasionnelleLa bourdaine pousse dans les forêts humides de l’Europe. C’est l’écorce séchée de la bourdaine (frangula alnus) qui est utilisée pour lutter contre la constipation. Ainsi, les tissus musculaires intestinaux sont stimulés pour favoriser l’arrivée des selles dans le côlon. La bourdaine hydrate également les selles asséchées au niveau du côlon, ce qui favorise leur expulsion.

Astuce : il faut 5 g de bourdaine pour 200 ml d’eau. Mettre l’eau et la bourdaine dans une casserole et porter jusqu’à ébullition. Quand l’eau est bouillante, maintenir le mélange pendant une dizaine de minutes. Laisser cette infusion hors du feu pendant 2h environ. Boire une tasse avant chaque repas.

La bourdaine est un laxatif naturel. Elle n’est pas indiquée chez l’enfant. Son traitement chez l’adulte ne doit pas dépasser 10 jours.Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez pas à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

Contre la constipation occasionnelle, le séné

Contre la constipation occasionnelle, le séné

Originaire de l’Inde, le séné (cassia angustifolia) est connu pour les propriétés laxatives de ses feuilles. Elles ont la particularité d’accélérer le transit intestinal et de dynamiser les mouvements péristaltiques.
Le séné est préconisé en cas de constipation occasionnelle : il hydrate les selles ce qui accroît leur volume et favorise la défécation.

Le séné se consomme sous forme de tisane : il faut 2 g de fruits de séné (2 cuillères à café ou à thé) pour 200 ml d’eau. Porter l’eau jusqu’à ébullition. Disposer les 2 g de fruits de séné. Attendre une dizaine de minutes. Il est possible de filtrer le breuvage. Il est conseillé de le prendre le soir. Cette boisson fait effet 10 heures après son absorption.

Le séné est aussi utilisé sous forme de gélules de poudre totale. Cette poudre est obtenue par le cryobroyage, c’est un procédé par lequel on conserve l’ensemble des principes actifs de la feuille. Il s’agit de pulvériser les feuilles séchées en les broyant à froid, sous azote à -196°C.

Comme la bourdaine, le séné n’est pas conseillé chez l’enfant. Son traitement chez l’adulte ne doit pas dépasser 10 jours. Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

voir les CI du séné : https://digestion.ooreka.fr/astuce/voir/413653/sene

Les graines de lin agissent contre la constipation chronique

Les graines de lin agissent contre la constipation chronique

Le lin (Linum usitatissimum) possède de nombreuses propriétés : faire baisser le taux de cholestérol, soulager les symptômes lors de la ménopause, etc. Les graines de lin possèdent également de nombreuses vertus. Ces petites graines stimulent le transit intestinal et hydratent les selles pour encourager l’évacuation des matières fécales. Elles sont reconnues par la commission E1 pour leurs actions bénéfiques sur la constipation chronique.

De plus, ces graines de lin apportent les oméga-3 qui sont indispensables pour préserver les cellules de l’organisme.

Il est préconisé de prendre une cuillère à café de graines de lin moulues avec de l’eau jusqu’à trois fois par jour lorsque la constipation est chronique. Il faut également boire beaucoup d’eau dans la journée.

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

La rhubarbe combat la constipation occasionnelle

La rhubarbe combat la constipation occasionnelle

La rhubarbe (rheum officinale) assure le fonctionnement normal de l’estomac et accélère le transit intestinal. Elle est préconisée en cas de constipation occasionnelle. Elle agit comme un laxatif au niveau du gros intestin.

Pour obtenir une tisane de rhubarbe, préparez 1,5 g de racines séchées de rhubarbe concassées (disponibles en pharmacie) et 200 ml d’eau. Lorsque vous aurez porté l’eau à ébullition, disposez les racines. Laissez macérer pendant environ 10 minutes. Il est recommandé de boire cette tisane le soir avant d’aller se coucher.

Cette tisane est contre-indiquée chez la femme enceinte et chez l’enfant de moins de 10 ans.Les plan tes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

L’Aloès ou Aloé vera soulage la constipation occasionnelle

L'Aloès ou Aloé vera soulage la constipation occasionnelle

Alors que l’Aloès ou Aloé vera fait parfois office de décoration d’intérieur, cette plante détient également des vertus thérapeutiques pour soulager les constipations occasionnelles. Elle est reconnue à cet effet par la commission E1allemande ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les substances actives de ses feuilles ont deux propriétés : émollientes et laxatives. Son action laxative est obtenue avec le latex, extrait de la partie extérieure de la feuille.

En usage interne, on préconise la prise de latex avant d’aller se coucher. Comme il s’agit d’un laxatif, il est recommandé de ne pas user du latex continuellement. On requiert cette substance active qu’en cas de constipation occasionnelle.

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

L’ispaghul, préconisé en cas de constipation chronique

L'ispaghul, préconisé en cas de constipation chronique

L’ispaghul (plantago ovata) ou le « plantain rose » tient ses origines du Moyen-Orient. Avec ses minuscules graines, cette plante régule le transit intestinal.

C’est l’enveloppe de la graine qui sera utile pour lutter contre les constipations chroniques. Les téguments ont la particularité d’absorber les fluides au niveau de la paroi intestinale. L’ispaghul favorise les mouvements intestinaux pour évacuer les selles vers le côlon afin qu’elles soient expulsées définitivement.
La commission E1 préconise une prise quotidienne allant de 3 à 10 cuillères à soupe pour agir sur la constipation chronique. Il est vivement recommandé de boire de l’eau en grande quantité au risque d’obstruer les voies biliaires. Il existe des risques d’allergie.

Cette plante n’est pas conseillée aux asthmatiques puisque des crises d’asthme ont pu être observées. Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

Le fenegrec, utile contre la constipation chronique

Le fenegrec, utile contre la constipation chronique

Le fenegrec (trigonella foenum-graecum) possède des graines qui agissent de la même façon que les graines d’ispaghul. Ainsi, cette plante est préconisée en cas de constipation chronique et il est recommandé de boire beaucoup d’eau pour que ses graines soient efficaces.

La prise est limitée à deux cuillères à café ou à thé. Une consommation plus élevée pourrait entraîner des troubles au niveau de l’abdomen.

 

Les plantes possèdent des principes actifs qui, si mal dosés, peuvent être néfastes pour l’organisme. Il existe aussi des risques d’allergie. N’hésitez à vous rendre auprès d’un professionnel de santé, en l’occurrence un phytothérapeute avant de vous engager vers un traitement naturel.

Vit K – Ménopause

En passant

Les mauvais conseils sur le calcium

La plupart des médecins connaissent ce risque et conseillent à leurs patients de boire du lait et prendre des compléments de calcium.

Malheureusement, ces conseils peuvent se retourner contre vous :

  1. Les produits laitiers créent un environnement acidifiantdans l’organisme, favorisant la perte de minéraux ; au lieu de se renforcer, vos os perdent du magnésium, du calcium et sont encore plus fragiles. C’est la raison pour laquelle les femmes des civilisations qui ne consomment pas ou peu de lait (Chine, Japon…) ont les os beaucoup plus solides que dans les civilisations qui en consomment beaucoup (France, Suisse, Pays Nordiques) ; [4]
  2. Le calcium, pris sous forme de compléments alimentaires, est mal assimilé par l’organisme ; de plus, même s’il est absorbé, il ne rejoint pas forcément les os. Au contraire, une partie du calcium se dépose dans les artères où il contribue à la rigidification des parois. Le risque d’accident cardiovasculaire (au niveau du cœur ou du cerveau) peut augmenter à cause des compléments de calcium.

Ces problèmes peuvent être évités en prenant, avec le calcium, de la vitamine K et de la vitamine D. [5]

Une étude a montré que cela permettait de réduire de 25 % le risque de fracture et d’augmenter la longévité après la ménopause.

De plus, la vitamine K stimule la chélation (capture) du calcium et limite la calcification des artères. C’est pourquoi elle a un effet anti-vieillissement sur le système cardio-vasculaire, et réduit le risque d’accidents cardiaques et d’AVC. [6]

Quelle forme de vitamine K utiliser ?

Il y a en fait deux formes de vitamine K et les deux sont bonnes pour les os : la vitamine K1 et la vitamine K2.

La vitamine K1 se trouve dans les légumes à feuilles vertes comme les choux verts, la laitue, le persil, les épinards, les blettes, et également les brocolis, les choux de Bruxelles et le chou fleur.

La vitamine K2, elle, est fabriquée par une bactérie dans vos intestins mais vous ne pouvez l’absorber et il vous faut donc une source alimentaire. Vous la trouvez dans les aliments fermentés, dans les fromages crus et les produits animaux, en très faible quantité toutefois : la côte de porc, considérée comme très riche en vitamine K2, n’en contient que 3 microgrammes, alors que l’apport journalier recommandé est de 75 microgrammes.

Pourquoi est-il important de distinguer les deux formes de vitamines K ?

Parce que l’étude citée précédemment a justement comparé les deux, et s’est aperçue que la vitamine K2 est en fait supérieure pour réduire le risque de fractures et augmenter la longévité.

Elle agit en synergie avec la vitamine D3 et le calcium, d’une façon extraordinairement intelligente.

La vitamine D3 aide le corps à absorber le calcium. C’est pourquoi il est courant que les compléments alimentaires associent les deux.

Mais la vitamine K2 aide la calcium ainsi absorbé à pénétrer dans les os, en activant une hormone appelée ostéocalcine, qui aide à créer la liaison entre le calcium et la matrice de l’os. Cela vous permet de diriger le calcium là où vous en avez besoin, et éviter qu’il ne s’accumule là où vous n’en avez pas besoin : dans les parois de vos vaisseaux sanguins.

Comment augmenter vos apports de vitamine K2

La meilleure source de vitamine K2 est une forme de soja fermenté appelée « natto » en japonais mais beaucoup de personnes trouvent sont aspect gluant un peu repoussant, et sont incommodées par sa forte odeur de fromage (certains parlent même d’une odeur de pourriture…).

La meilleure solution est de prendre un complément alimentaire de vitamine K2, qui est habituellement associé à de la vitamine D3. Environ 80 % des Français manquent de vitamine D et doivent de toutes façons en prendre en complément alimentaire.

Une subtilité là-encore : il existe plusieurs formes de vitamine K2 et celle qui est la plus efficace est la vitamine K2-MK7, qui est celle généralement présente dans les compléments alimentaires.

Attention toutefois car le « K » de vitamine K provient de Koagulation en allemand. La vitamine K augmente la tendance du sang à coaguler et vous devez consulter votre médecin avant d’en prendre, si vous prenez par ailleurs des anti-coagulants (coumadine, warfarine).

N’oubliez pas que la vitamine K2 n’agit pas dans le vide : il faut la prendre avec de la vitamine D3 (2000 UIs par jour) et du calcium (500 mg par jour). Cela éloignera pour vous la crainte d’une fracture et aussi d’un vieillissement de vos artères.

A votre santé !

JM Dupuis

Vitamines B et sources alimentaires

Voici un tableau résumant les principaux aliments riches en vitamines du groupe B[11] :

Vitamine Source alimentaire Supplémentation recommandée
Thiamine (B1) Porc, légumes verts à feuilles, germes de blé, petits pois, lentilles et noix. Hommes et femmes adultes ont besoin respectivement de 1,2 mg et de 1,1 mg par jour.
Riboflavine (B2) Produits laitiers tels que yaourts et fromages, idéalement issus d’animaux broutant de l’herbe. Asperges, épinards, poisson et œufs. 1,1 mg pour les femmes et 1,3 mg pour les hommes.
Niacine (B3) Foie, poulet, veau, cacahuètes, poivrons, tomates séchées, levure de boulanger, café, anchois, spiruline, champignons shiitaké, sauce soja. 14 à 18 mg par jour et par adulte, sauf en cas de pellagre (maladie) ; il faut alors en prendre 50 à 1 000 mg par jour.
Pyridoxine (B6) Dinde, bœuf, poulet, saumon sauvage, patates douces, pommes de terre, graines de tournesol, pistaches, avocats, bananes, oranges. La levure est une excellente source de vitamines B, en particulier B6. Avec deux cuillères à café, vous en avez 10 mg par jour (dose recommandée : 1,3 mg par jour).
Inositol, biotine (B8) Viande, jaune d’œuf, poisson, foie, volaille, noix et légumineuses. 30 mcg par jour.
Folate (B9) Légumes verts à feuilles frais et crus, en particulier les épinards, les asperges, les brocolis, les haricots secs et les lentilles. 400 mcg par jour. L’acide folique est la forme synthétique de la vitamine B9 utilisée dans certains compléments alimentaires. Les folates sont la forme naturelle présente dans la nourriture. Près de la moitié de la population a du mal à transformer l’acide folique en folate, la forme biologiquement active.
Vitamine B12 La vitamine B12 se trouve exclusivement dans les tissus animaux de tous types ainsi que dans les œufs et les produits laitiers. Les personnes végétariennes en trouveront dans la levure alimentaire ou sous forme de complément.

C’est à vous de voir si, en gros, vous avez l’impression de manger assez régulièrement de l’ensemble de ces aliments.

Préparation des seins pour l’allaitement maternel

Si le lait maternel est incontestablement l’aliment le plus adapté au nouveau-né et au bébé jusqu’à 6 mois, il est important pour les futures mamans, de se préparer à cette aventure;

Lorsqu’il d’agit d’un premier allaitement au sein, il est préférable de préparer ses seins en amont .

Tout au long de la grossesse, se mettre « dedans » en massant la glande mammaire tendrement , lorsque l’on passe de l’huile par exemple. Ne pas le faire à la « va vite » du bout des doigts ou « comme si la corvée était faite » ! C’est toute la main, paume comprise, qui « nourrit » lentement le grandissement des glandes galactophores pour un future production lactée.

Car dès 6 mois de grossesse, le colostrum s’élabore petit à petit.
Il perle , jaune orangé, au bout du sein très rapidement après quelques jours de massages successifs, dès lors que l’on recherche à le faire apparaître. C’est pas ailleurs très fortement conseillé de s’entraîner à tendrement « l’extirper » manuellement sur le 9°mois. utiliser cette goutte précieuse et grasse, pour masser, hydrater et « titiller » le mamelon. Ce dernier (et vous par la même occasion) va se préparer ainsi aux stimulations fréquentes de la bouche de bébé. Si c’est « pas trop agréable  » , bien continuer à le faire avec respect ( donc lentement et plus délicatement) jusqu’à ce que cela soit « jouissif » !

Ainsi, la future maman se sent pleinement sécurisé vis à vis de cette nouvelle « fonction » et bébé, dès sa naissance, sera « aux anges » de pouvoir, si aisément, boire au sein maternel, ce qui est assez courant pour un second allaitement et plus rarement pour une première fois, sans cette préparation préalable.

C’est une bonne manière, à la vue de mon expérience de sage-femme, de :
– simplifier le démarrage de la lactation,
– d’éviter la chute de poids trop importante liée au retard de la montée de lait lorsqu’il s’agit d’un premier bébé,
– « économiser » les bouts de seins les premiers jours, bébé ne devant pas « s’exciter comme un fou » pour obtenir quelques gouttes
– réduire la consommation de crème pour réhydrater les mamelons non accoutumés à l’expérience des sollicitations régulières

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